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Il a du cran.
Quand j’ai vu Obama fulminer en pleine conférence de presse contre les primes indécentes reversées aux traders, j’avoue avoir eu chaud au coeur.
Tiens, il est comme nous, gens du peuples, qui nous indignons devant ces primes aussi révoltantes qu’incompréhensibles!
Seule différence: lui est président des Etats-Unis.
Il suffit donc qu’il éternue pour que la moitié du monde s’enrhume.

Le fait qu’il hausse le ton pourra-t-il contribuer à changer les choses?
Compliqué..
D’un côté, il y a l’inacceptable: le plan de 700 milliards de dollars lancé par Georges W. Bush pour stabiliser et relancer le système financier. Et le fait que les établissements de Wall Street ont versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l’an dernier.
Incroyable… nous parlons de milliards! Les contribuables ont de quoi grincer des dents!

Mais en creusant un peu, on découvre, comme l’explique Alan Johnson, de Johnson Associates, que beaucoup de monde travaille au pourcentage, donc à la prime, dans ces milieux. Et ce ponte de la finance précise dans des propos repris sur boursier.com: « Si vous dites: je ne verse plus de prime à personne, vous verrez probablement s’effondrer plusieurs de ces sociétés, ce qui serait encore pire que d’avoir des gens en colère ».

Quoi que les gens en colère, dans l’Histoire, ont plusieurs fois démontré qu’ils étaient capables de renverser le monde…

Ceci dit, des changements sont intervenus dans certaines banques au cours de ces derniers mois. Des traders y ont vu leurs primes et commissions transformées pour un an en salaire fixe. Pas de remous à l’horizon, l’opération fait fructifier la banque, puisque à la fin de l’année, les employés réobtiendraient à nouveau des privilèges en cas de bénéfices.
C’est donc faisable, contrairement à ce que prétendent certains banquiers qui déclenchent l’ire d’Obamienne.

Elle me fait plaisir, cette colère…
J’ai aimé le voir dire clairement son désaccord, utiliser des mots nets, durs à la hauteur de la situation, sans baisser les yeux.
Il faut du cran pour faire ce qu’il doit faire.
J’espère qu’il continuera à en avoir, et que cela servira à quelque chose…

M. B.

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