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hugosalonchinois.jpgEn plein coeur de Paris, le musée Victor Hugo a été installé dans l’appartement qu’a habité l’écrivain. À travers les pièces flotte encore l’ombre du grand homme et de l’amour qu’il vouait à sa maîtresse, Juliette Drouet.

Lorsqu’il ouvrait la fenêtre de son appartement de l’Hôtel Rohan Guéménée, Victor Hugo découvrait la Place Royale, aujourd’hui rebaptisée “Place des Vosges”, l’une des plus belles de Paris.
Dans cette maison cossue, transformée en musée en 1902, pour le centenaire de l’écrivain, Victor Hugo s’était installé avec femme et enfants, alors qu’il avait trente ans, occupant un appartement de 180 m2.
Il y est resté durant seize ans, ne le quittant que pour partir en exil. Mais c’est ici qu’il a écrit, toujours debout devant son bureau, des oeuvres majeures.

Comme l’appartement n’appartenait pas à l’artiste, les lieux n’ont évidemment pas pu être conservés en l’état d’origine.
C’est donc une reconstitution de pièces que découvrent les visiteurs, évoquant l’oeuvre, le parcours et la vie de l’écrivain. Les espaces de l’appartement ont été redistribués, les couloirs supprimés.
Quant aux meubles de Victor Hugo, la plupart ont été vendus aux enchères en 1852 alors que, proscrit, il a dû fuir pour se réfugier à Bruxelles. Pourtant, le musée est touchant…
Ses concepteurs se sont attachés à y reconstituer l’atmosphère des lieux et de la vie de l’auteur en installant, dans certaines pièces, des décors issus de la maison de sa maîtresse, l’actrice Juliette Drouet.
Comme le salon chinois ou la salle à manger d’inspiration médiévale, venus de Hauteville Fairy, la maison qu’elle a occupée à Jersey, dans la même rue que l’écrivain, alors qu’il était en exil.
Partout, les meubles sont nés de l’imagination créatrice d’Hugo.
Sur les murs, il écrit et dessine le sentiment profond qu’il porte à sa maîtresse, mêle leurs initiales, peint des motifs rappelant l’évocation de son amour dans certains de ses poèmes…

Dès l’instant où ils se sont rencontrés, en 1833, Victor et Juliette n’ont cessé de s’aimer.
Amour coupable?
Cela se discute, estiment les historiens.
Lorsque l’écrivain et son épouse s’installent dans le quartier du Marais, Adèle a déjà donné naissance à cinq enfants.
Ses sentiments pour son mari ont évolué.
Elle lui ferme la porte de sa chambre, ne l’entrouvant que pour Sainte-Beuve, son ami de coeur.
Victor se consolera dans les bras de Juliette qu’il aimera toute sa vie, sans pour autant quitter Adèle.
Pour lui, l’actrice acceptera tous les sacrifices.
Contrairement à lui, elle lui sera fidèle durant cinquante ans.
Mais lorsque Juliette mourut, Victor écrivit: « Sur ma tombe on mettra, comme ma grande gloire. Le souvenir profond, adoré, combattu d’un amour qui fut faute et qui devint vertu ».

Martine Bernier

en savoir plus
Hôtel de Rohan-Guéménée 6, place des Vosges 75004 Paris
Tél. : 01 42 72 10 16 Fax. : 01 42 72 06 64
Email : maisonsvictorhugo@paris.fr
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

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