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Avec quelques instruments de base, vous pouvez installer, chez vous, une petite station météorologique bien pratique pour apprivoiser le temps, au jour le jour. Mais… est-ce utile?

Tout bon jardinier le sait: l’évolution du temps est un facteur auquel il doit être attentif. S’il ne veut pas risquer de se laisser piéger par une gelée tardive, il doit connaître les risques liés à la météo. Pour ce faire, il peut s’en remettre aux bulletins météorologiques. Mais s’il souhaite affiner ses prévisions en suivant le rythme climatique de sa propre région, il peut, comme n’importe qui, acquérir différents appareils de mesure du temps vendus dans le commerce. Cela dit, il ne suffit pas de poser un instrument n’importe où pour qu’il soit utile. Encore faut-il le placer au bon endroit, et penser à faire des relevés réguliers, voire quotidiens.
La plupart des agriculteurs et autres maraîchers consultent régulièrement les sites Internet leur permettant d’obtenir en un clic de souris toutes les informations nécessaires à leur travail. Des stations installées un peu partout apportent toutes les données météos autrefois réservées à l’usage exclusif des professionnels de la météorologie. Alors, utiles ou non, les stations personnelles? Tout dépend des personnes qui les utilisent. Les données des stations locales sont fiables et complètes. Mais certains utilisateurs peuvent souhaiter des mesures propres à leur terrain, ce qui justifie l’utilisation de tels appareils.

Du thermomètre à la girouette

Pour ces derniers, la gamme des appareils disponibles est vaste. Le plus basique d’entre eux, doit, pour être efficace, être placé à 1,5 mètre du sol, à l’abri des rayons directs du soleil et des grands vents. L’idéal est de le fixer à un mur ou dans un petit abri aéré, en bois. Il est conseillé, après chaque lecture, de faire redescendre les repères à l’aide d’un aimant. Le thermomètre à minima et maxima est un allié précieux pour le jardin. Il se décline dans toutes les gammes de prix, du plus simple en plastique ou en métal émaillé, au plus sophistiqué, électronique, avec transfert des données de la sonde extérieure par onde radio. L’option du thermomètre à ficher en terre permet, de son côté de planter au meilleur moment. Les informations obtenues aident à protéger et entretenir les plantes en les couvrant s’il fait trop froid ou en les arrosant s’il fait trop chaud. Certains thermomètres sont associés à un hygromètre. Il sert à mesurer l’humidité de l’air. Il donnera des indications fiables s’il est placé à l’extérieur, à l’abri du soleil et du vent. Au niveau des jardins, une trop forte humidité favorisera le développement des maladies.
Le baromètre mesure l’évolution de la pression atmosphérique. Le plus courant est le baromètre anéroïde. Sur un tel baromètre, la pression atmosphérique est mesurée par la courbure qu’elle imprime à la surface élastique d’une cavité sous vide. La chute du baromètre annonce invariablement une dépression avec vent, pluie ou tempête. Au contraire, lorsqu’il remonte, il annonce le retour de l’anticyclone, du soleil, du temps sec… voire glacial en hiver. Le baromètre s’installe à l’intérieur. De nombreux modèles sont proposés à la vente, souvent très décoratifs. Certains sont associés à un thermomètre et à un hygromètre, sous forme de mini station météo.
Le pluviomètre permet d’évaluer l’épaisseur de la couche d’eau qui tombe chaque année en un endroit précis. Pour qu’il soit performant, il ne faut jamais l’installer le long d’un mur ou sous un arbre. Choisissez plutôt un endroit dégagé pour qu’il reçoive la pluie correctement. Le principe de vérification est simple: après chaque averse, il faut mesurer la quantité d’eau tombée, la noter et vider la cuve. Cet outil est particulièrement pratique pour les jardins. Si le pluviomètre indique un manque d’eau, les plantes risquent de végéter. Il est donc temps d’apporter le complément nécessaire. Dans le cas contraire, le sol risque de s’asphyxier et les plantes de pourrir. Seule solution: drainer la terre. Il existe plusieurs sortes de pluviomètres. Du simple récipient gradué fixé à une tige de bois, à l’appareil électronique.
La girouette est sans doute le plus décoratif des appareils de mesures du temps. Placée sur un toit ou sur un poteau assez haut, elle indique la direction du vent. Là encore, les connaisseurs savent à quoi s’en tenir. Le vent d’est, plutôt froid et sec, a tendance à dessécher la terre. Le vent d’ouest, froid et humide, est, lui, idéal pour planter ou semer. L’anémomètre se monte généralement au-dessus ou à côté de la girouette. Il mesure la vitesse du vent. Il se trouve moins fréquemment dans les jardins privés, tout comme l’héliographe qui enregistre la durée d’insolation quotidienne.
La station météo électronique est l’instrument le plus complet que vous pouvez obtenir. Elle donne les températures intérieures et extérieures, affiche les minimas et les maximas, indique les tendances, la pression atmosphérique, et même l’historique sur les dernières 24 heures. Elle vous informe également sur les tendances d’évolution du temps, l’humidité, et les phases de la lune. Seul inconvénient: ces stations sont chères…
A cet ensemble d’objets, il faut ajouter les capteurs sur sol. Ils permettent de mesurer la température à différentes distances du sol. Certains, placés dans la terre, à dix centimètres de profondeurs, captent les températures susceptibles d’intéresser les cultivateurs de carottes ou de pommes de terre. D’autres, installés à même le sol, donnent une température particulièrement précieuse notamment pour les cultures de fraises ou de salades. Enfin, les stations météorologiques mondiales doivent placer leurs capteurs à 2 mètres du sol, hauteur moyenne des arbustes fruitiers.

Si vous n’êtes pas épris des techniques nouvelles, il vous reste encore la possibilité de vous en remettre aux dictons. Et notamment à celui qui concerne le bon vieux batracien: « Il fera beau si la grenouille baromètre reste au fond de son bocal »…

Martine Bernier

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