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La culture au paroxysme

2007: voyage de presse en Espagne, au Pays Basque et sur la côte asturienne.
C’est beau, agréable.
Mais les moments qui me marquent, je les dois à nouveau à l’art.

La richesse culturelle et architecturale du Pays Basque espagnol représente l’un de ses atouts majeurs. Outre le magnifique Gugenheim, musée d’art moderne situé à Bilbao, la région a été le berceau de l’œuvre d’un sculpteur humaniste hors du commun: Eduardo Chillida (1924 – 2002), enfant de le ville de San Sébastien.
À travers le monde, ses sculptures se trouvent en bord de mer, comme au Japon, à Paris, à Washington ou à Madrid.
En 1977, à l’extrémité de la baie de Donostia, l’artiste a installé son oeuvre préférée, le Peigne du Vent, composée de trois pièces d’acier spectaculaires, arrimées aux rochers et cernées par la mer.
Comme la plupart des sculptures de cette série, celle-ci « chante » lorsque la mer la rudoie…
A 10 kilomètres de San Sebastian, le musée Chillida-Leku accueille l’œuvre du sculpteur dans une ferme basque datant de 1594, la ferme de Zabalaga, à Hernani. Quarante grandes sculptures embellissent le parc de 12 hectares, tandis qu’une centaine de gravures et d’œuvres plus petites ont été installées dans le bâtiment restauré. L’ensemble, expliqué par des guides visiblement épris de l’œuvre présentée, permet de pénétrer dans l’univers poétique et respectueux d’un artiste hors du temps.

Les oeuvres de Chillida « chantent ». Elles ont été conçues et placées pour que le vent qui s’y engouffre les fasse gémir.
Difficile d’expliquer ce que l’on ressent face au travail de ce sculpteur, à sa démarche quasi philosophique.
Son musée est une bulle d’harmonie, de beauté. On y respire, tout y est apaisant.

Je suis rentrée sous le charme.
Un charme qui ne m’a pas quittée.
Lorsque je retrouve une oeuvre de Chillida, je ne peux m’empêcher de l’approcher, de la toucher, d’essayer d’entendre son cri.
Il y en a une à la Fondation Gianadda, à Martigny.
Lorsque je la vois, je repense au Chillida Leku.

Martine Bernier

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