avril 2009
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Un matin de cette semaine, très tôt, alors que le jour venait à peine de se lever et que le quartier sommeillait encore, j’ai eu l’idée lumineuse d’aller jardiner.
J’ai bien dit: jardiner.
Oui, bien sûr, l’herbe était mouillée.
Je dirais même trempée, pour être franche.
Mais, bon: foin de détails stupides, allons à l’essentiel!
J’ai pris mon outil dans une main, la laisse de mon chien de l’autre, et je me suis dirigée vers le fond du jardin, pour m’attaquer à la ligne de rosiers qui n’a pas été désherbée depuis Mathusalem.
A vue de nez, il doit y avoir une trentaine de rosiers.
Et la mauvaise herbe est aussi haute qu’eux….
Etant complètement inconsciente de nature, j’ai attaché Scotty à côté de moi à un pommier (ou un cerisier… ou un poirier… enfin à un arbre), avec son immense laisse lui permettant de galoper à des kilomètres autour de nous. Quand j’ai vu qu’elle restait là et qu’elle commençait à mâchouiller méticuleusement la mauvaise herbe, j’ai été très touchée.
Mon chien avait décidé de m’aider… quelle émouvante attention!
Si j’avais su, je n’aurais pas investi dans une tondeuse.
Quelques jours auparavant, j’avais demandé à quelqu’un quel genre d’outil il fallait acheter pour ôter la végétation non désirée.
Il m’a dirigée vers une chose à manche long, parfaitement indescriptible.
Ne me demandez pas ce que c’est: je ne l’ai trouvée dans aucun de mes livres, ni sur Internet d’ailleurs.

Je pensais que l’humidité matinale allait me requinquer.
En fait, elle a surtout signé l’arrêt de mort de mes baskets.
Mais ce n’est pas un voile d’humidité qui allait m’arrêter!

J’ai empoigné mon outil, et j’ai vigoureusement commencé à me battre contre les mauvaises herbes, les chardons et autre fouillis végétal innommable.

Celui qui a osé écrire que « le jardin c’est facile » est un imposteur.
Non, le jardin n’est pas facile.
C’est même épuisant.
La pluie avait rendu la terre aussi lourde que de la terre glaise.
Au bout de 3 minutes et une paille, j’avais l’impression de marcher dans un lac.
Je me suis battue vaillamment.
J’ai nettoyé cinq rosiers.
Puis je suis rentrée: Scotty terminait son apéritif par un trèfle bien dodu.

Non, je ne vous dirai pas que mon périple m’a valu le mal au dos du siècle.
J’ai souffert dignement.
En revanche, quelques jours plus tard, je retournais à la jardinerie pour acheter un autre outil.
Celui-là, je l’étrennerai lorsque l’herbe aura séché.
Ce qui n’est pas demain la veille: il pleut un peu chaque nuit en ce moment.
Comme si le ciel avait décidé de m’obliger au repos, histoire de ne pas forcer!

Martine Bernier

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