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Alors que la justice Iranienne annonçait hier que les personnes qui manifesteront contre le régime en place seront passibles de la peine de mort, une scène très significative se déroulait sur le plateau du Grand Journal de Canal +.

Jean-Michel Apathie, journaliste politique que j’aime bien en général, a fait le choix de se révolter contre une déclaration de Barack Obama. Celui-ci répondait à une question qui lui était posée en disant en substance que, en Iran, il ne fallait pas s’ingérer dans leurs affaires internes et attendre de voir venir.

Il était facile de s’engouffrer dans la brêche pour partir dans une indignation de bon ton, d’autant que le monde entier a le regard fixé sur Obama etc etc. Apathie ne s’en est pas privé. Pensez, une déclaration pareille ouvre une confortable autoroute à la  critique. Puis il a diffusé une déclaration de Nicolas Sarkozy, qui, lui, exprimait son désaccord avec le régime Iranien.

Je fulminais seule devant mon écran, me disant qu’il était insupportable d’entendre un tel avis de journaliste sans qu’aucun spécialiste de la question ne puisse apporter un autre éclairage expliquant pourquoi Obama, si fin, avait pu réagir ainsi. Quand soudain, Laurent Fabius, invité de la première partie de soirée, est intervenu. Avec calme et beaucoup de finesse, il a expliqué que, selon lui, Obama, très intelligent, n’avait pas pu parler de cette manière sans raison. Et il a décortiqué très clairement la situation, soulignant le fait que les Américains sont détestés en Iran et qu’Obama, conscient de marcher sur des oeufs, ne pouvait réagir différemment sans provoquer des réactions extrêmement graves.

Apathie s’en est trouvé tout déconfit. Comme s’il n’avait pas envisagé un seul instant que, contrairement à Monsieur Tout le Monde, une simple parole irréfléchie d’Obama peut déclencher un séisme. Si Obama éternue  les deux tiers de la planète s’enrhument. Et par chance, il en est conscient…

Laurent Fabius a été parfait. Son analyse était très subtile, tenait compte du rôle des Etats-Unis comme de celui de la France qui, elle, peut se permettre de dire son indignation.

Pauvre Apathie… comme il est intelligent lui aussi, il a eu l’air de prendre conscience que sa réflexion n’était pas assez aboutie et qu’il s’était sérieusement trompé de cible, ce soir…

 

Martine Bernier

 

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