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Oui, je sais: j’en parle beaucoup. Mais la situation en Iran me bouleverse alors que l’ONU, l’Europe et les Nations-Unies se disent préoccupés, mais restent pour l’instant sur une réserve prudente.
Pendant ce temps, à Téhéran, les manifestations continuent, bien qu’elles aient été interdites par le pouvoir en place.
Les journalistes estiment à plusieurs centaines de milliers les Iraniens qui continuent à protester contre le résultat officiel de l’élection présidentielle, résultat qu’ils estiment falsifiés.
Leur sentiment semble partagé par la communauté internationale. Ouest France, dans son édition de ce matin, explique: Selon ces résultats, Mahmoud Ahmadinejad aurait recueilli près de 63 % des suffrages, autrement dit vingt-cinq millions de voix, dès le premier tour. En 2005, au second tour, il en comptait huit millions de moins. Compte tenu de la forte adhésion populaire au mouvement réformateur de Moussavi constatée durant toute la campagne électorale, aucun observateur ne donne beaucoup de crédit à ces chiffres. »

Les autorités Iraniennes réagissent à la révolte du peuple par des arrestations, une répression violente, le brouillage des réseaux de téléphonie et d’Internet et, toujours, par des difficultés et des humiliations multiples imposées aux journalistes étrangers dont beaucoup ont été expulsés.

Au-milieu de ce scénario dramatiquement familier aux régimes totalitaires, y a-t-il la moindre chance pour que le peuple soit écouté?
Les spécialistes sont divisés sur la question. Les uns pensent que la fronde va être matée sévèrement. D’autres estiment que depuis des semaines, au sommet même de l’Etat, des dissensions existent. Des voix se sont élevées pour demander des élections « démocratiques », ce qui a en principe été proposé à la population. Dans la réalité, les chiffres semblent avoir été faussés, tandis que Ahmadinejad et son mentor, l’ayatollah Ali Khamenei, s’appliquent à faire taire les espoirs de réformes et de changement.

Seulement, cette fois, il semblerait que le peuple ait en lui plus de colère que de peur. Si l’on se souvient de la révolution roumaine qui a mis un terme au règne de Ceaucescu, les indicateurs du changement étaient sensiblement les mêmes.

Les Iraniens de la rue risquent gros, mais ne plaisantent pas.

Martine Bernier

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