juin 2009
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Etant donné mon âge canonique et celui déjà très avancé de mes deux fils (que j’ai eu très jeune, non mais!!), cela fait une éternité que je n’avais plus assisté à une fête des écoles.
Seulement voilà: je tiens à mes voisins et tout autant à leurs enfants.
La semaine dernière, donc, je suis allée à la fête de l’école de Yoann et Léo. Si les prestations des enfants étaient à croquer, la déplorable initiative de le présentatrice décidant de bisser systématiquement chaque scène, et la longueur interminable de l’entracte ont rendu le spectacle un peu laborieux.
Cette semaine, même endroit, autre école:nous avons assisté à la kermesse de l’école laïque de Clément, Théo, Hugo et Carole Anne (pardon à elle si j’écorche son nom…)
Cette fois, le rythme du spectacle a été nettement plus soutenu, les numéros plus denses. Chacun d’eux a été une petite réussite.

Et puis, il y a les moments qui me fascinent…

Dans le premier tableau, une petit fille pas plus haute que trois pommes, a pleuré à chaudes larmes dès l’instant où elle a posé le pied sur scène. Dans une autre partie du spectacle, un petit garçon a fait preuve de résistance passive. Il a résolument décidé de ne pas bouger d’un pouce, laissant ses camarades danser autour de lui, et son partenaire se dépatouiller tout seul. Je les regardais, songeuse… Que se passe-t-il dans la tête de ces bouts de chou, graines d’adultes, qui, soudain, font exactement le contraire de ce que l’on attend d’eux? La panique, le « je n’ai plus envie, tout compte fait », ou le « mais qu’est-ce que je fais là, moi?!». Le plus amusant est sans doute l’air consterné des parents, troublés d’avoir enfanté un rejeton qui n’entre pas dans le moule…

Pour moi, évidemment, les grands moments de la soirée ont été ceux où j’ai vu passer les enfants pour lesquels je m’étais déplacée. Voir Théo se trémousser en Panthère Rose était très drôle.  Enfin, le charlestone de Carole Anne a été une réussite. Et découvrir Clément dans les différents tableaux dans lesquels il intervenait, particulièrement dans Rabbi Jacob, un régal.

Clément est… comment vous dire.. un enfant très spécial. Non, rassurez-vous, il est parfaitement normal, dit et fait parfois des bêtises comme les garçons de son âge, galope, joue au foot sur mon mur… Bref, rien que de très banal. Mais c’est aussi et surtout un enfant lumineux, un de ces êtres dont on sait déjà, alors qu’ils n’ont que dix ans, qu’ils seront des hommes remarquables. Clément a été doté d’une intelligence très vive et d’une grande curiosité. Il  a une autre qualité essentielle: il est très sensible et attentif aux autres. Ce panaché de traits de caractère le rend passionnant, rayonnant. Je lui suis très attachée. Et je crois bien qu’il le sait, le bougre.

Cette fête, c’était un moment un peu étrange pour moi. En Suisse Romande, où que j’aille, je connais toujours ou presque quelqu’un. Ou quelqu’un me connaît. La Suisse Romande est un village…

Ici, à part mes voisins, tous les visages qui peuplaient l’endroit m’étaient inconnus. Une sensation qui m’est parfaitement étrangère. C’était à la fois insolite et amusant. Il paraît que Clément a demandé à sa maman, en rentrant, si j’avais aimé la kermesse de son école. Oui, bonhomme, j’ai aimé. Et je t’ai trouvé magnifique!

M.B.

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