juillet 2009
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Le jour avance. Dans l’après-midi, Parrain et Monique, mes parents de coeur, arrivent, comme promis, pour un petit séjour. Dès le début, l’accueil du Triangle d’Or est adorable. Accueil de Fred et Béa d’abord, renforcé par l’arrivée de Véro puis Stéphane, qui viennent eux aussi saluer ceux que je considère comme mes parents. Le courant passe très vite: ils sont adoptés.  Fred leur fait griller des sardines fraîchement pêchées, et nous décidons de concert de nous rendre tous ensemble, le soir, au feu de la St Jean.

Il est grand, avec ses 12 mètres de hauteur…

Lorsque nous arrivons, le feu est déjà lancé, admiré par une foule de gens ravis. Nous sommes tous fascinés… La tour de bois enflammée est impressionnante. Elle dégage des nuées d’étincelles, étoiles d’or rouge qui retombent en halo. Le feu est beau, troublant…

Au bout d’un long moment, nous nous dirigeons tous vers le lieu où quelques personnes dansent. Certaines le font très bien. D’autres sont nettement plus approximatives. La disco mobile égrene à tue-tête des tubes des années 80

Je ne suis pas une fervente de ce genre de soirée. Le feu, j’aime… le bruit et la musique forte, beaucoup moins. Mais là, entourée de gens que j’aime, j’apprécie de les voir heureux. L’ambiance est toute simple. Je regarde les yeux de Véro, si chauds, si pétillants. Béa qui s’amuse. Fred qui ne peut s’empêcher de nous faire un numéro de haute-contre sur la musique du Petit Gonzalès, sous l’air faussement mortifié d’Aurore qui, sur le moment, nie farouchement tout lien de filiation avec ce chanteur particulier. Stéphane qui sourit à ses choristes…  Parrain et Monique ont l’air parfaitement à l’aise. De mon côté, je n’évolue pas dans mon univers, mais je ne me sens pas étrangère.

La soirée se termine tard. Elle a été douce…

Au moment d’écrire ces lignes, je pense à quelqu’un qui m’a laissé des messages, ces derniers jours. J’aimerais qu’il sache que mon monde n’est ni fermé, ni figé. La vie et les rencontres autour du petit muret ne sont pas réservées à un groupe de personnes et fermées à d’autres. Nous nous nourrissons de rencontres, de partage. Dès l’instant où chacun respecte l’intimité de l’autre, il a sa place dans cet univers.

Martine Bernier

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