Lettre à celui qui a voulu partir

Il y a un peu plus d’un mois, un ami de l’un des membres du Triangle d’Or a perdu la femme qu’il aimait. Une souffrance indescriptible, qu’il a essayé de gérer avec courage, pour la fille de son épouse. Une adolescente qui a choisi de vivre avec lui, et qu’il aime profondément.

Tout le monde a pensé qu’il reprenait doucement le dessus. Pour elle. Seulement voilà… dans la nuit de samedi à dimanche, cet homme qui souriait pour faire oublier son regard désespéré, a essayé de prendre congé de la vie. Il s’est retrouvé à l’hôpital, avec tout le cortège des choses tristes et dures qui accompagne ce genre d’événements. Comme il refusait un  séjour en psychiatrie, il a quitté l’établissement dans l’après-midi. Il n’existe pas de médicaments pour soigner le désespoir.

Son ami a décidé de passer la nuit auprès de lui. Tout le monde est mal, tout le monde a peur.

Il avait demandé à me voir. Je pensais lui rendre visite la semaine prochaine. Il n’a pas attendu.

Je le comprends tellement bien…

Je n’ai pas les mots miracles, pas plus que je ne sais ce qui permet de passer au dessus d’un tel chagrin. Mais j’ai des choses à lui dire, et il le sait, il le sent.

Si seulement il pouvait lire ces lignes, je lui dirais: « Attends-moi, j’arrive. Laisse-moi une chance de te parler. »

On n’aime jamais assez. On ne fait jamais assez d’effort pour soutenir les autres.

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