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Dans la série: « On n’arrête pas le progrès », les Japonais font très fort. Cette fois, c’est d’un créateur de jouets nippon que vient la nouvelle qui retient mon attention. Takara Tomy a en effet créé un gagdet parlant qui se veut être un traducteur d’aboiements. Le « Bowlingual Voice » « analyse l’acoustique des aboiements du chien et traduit ce qu’il a entendu en mots humains », nous dit-on.

J’ai comme un doute.

L’appareil décèle six émotions, dont la tristesse, la joie et la frustration. En parallèle, un répertoire de phrases pré-enregistrées comme « Joue avec moi » est configuré pour traduire certains aboiements. Le « Bowlingual Voice » a été perfectionné depuis qu’il a été lancé il y a 7 ans et il sera mis en vente le mois prochain au Japon pour la bagatelle de 140 euros.

Pratiquement, ce traducteur est composé d’un micro accroché au collier du chien et d’un « talkie-walkie » gardé par le propriétaire. Une fonction « répondeur » permet également d’enregistrer les expressions et les désirs de l’animal quand le maître est absent.

Voilà voilà…

De mon côté, quand ma chienne veut me faire comprendre qu’elle n’a pas envie de me voir, qu’elle a faim, qu’elle veut sortir ou jouer, nous n’avons pas besoin d’un traducteur pour que je la comprenne. Il faut dire qu’elle est très, mais alors vraiment très expressive quand elle le veut vraiment. Par exemple, retrousser la truffe et claquer de mâchoires en riant (oui, vous dis-je, mon chien rit) et en mettant son visage à dix centimètres du mien indique qu’elle veut un os. Foncer sur moi tête baissée en agitant la queue comme un rotor d’hélicoptère est le signe qu’elle veut jouer. Oui, je sais, ses jeux sont complètement idiots, mais ce sont ses jeux. Je m’incline.

Dans la foulée, je pense qu’elle ne m’adresserait plus jamais la parole si j’avais le malheur de lui proposer d’enfiler un manteau pour chien, des bottes ou une laisse en strass. Dès les premiers jours de notre relation, elle m’a bien fait comprendre qu’elle est un chien et moi un humain. A chacun sa vocation. Et ces règles claires, elle n’a pas eu besoin d’investir dans un  pseudo traducteur pour que je les assimile docilement.

Ah, les Japonais…

Martine Bernier

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