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En regardant s’éloigner la voiture de mes parents de coeur, ce matin tôt, j’ai eu le coeur lourd. Le retour dans la maison vide n’a pas été facile. Je lui ai offert un nettoyage général pour la récompenser d’avoir supporté 10 jours de réunion familiale.

La journée s’est écoulée… Une longue conversation avec Stéphane, un saut à Guérande avec Fred et Aurore, une visite de Véro, un peu d’écriture. L’attente, le coeur serré. Deux sms. Le second me fait peur. Il s’est blessé. Je suis sans doute stupide de m’inquiéter pour lui… De toute façon, il ne répond pas. Je ne veux pas écouter ce que l’on me dit de lui… pourtant, je sais bien qu’ils ont sans doute raison.

En début de soirée, j’offre un apéritif à Fred et Béa au « Café du Muret ».  Du pastis et du jus d’orange servis sur le petit mur qui entoure mon jardin. Un échappé du Tour de France s’arrête à notre poste de ravitaillement: Thierry, venu à vélo depuis chez lui pour rendre visite à son ami Stéphane. Très sportif, il avale les kilomètres apparemment sans effort. C’est toujours un plaisir de le voir. J’ai bien noté qu’il m’a annoncé sa visite en Suisse dès mon arrivée! Thierry, si tu me lis (oui, me dis-tu, chaque jour! Courageux, va…), sache donc que tu auras un gîte étape helvétique lorsque tu iras faire ta prochaine balade en vélo.

Tandis que Berlusconi continue à se ridiculiser, le monde fête les 40 ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune. Avant de partir pour la France, j’avais été chargée de réaliser un grand article sur cet événement. Je devais questionner toute une série de personnalités connues du public sur les souvenirs qu’elles gardaient de ce jour-là. En fait… nous avons tous un souvenir précis lié à l’événement. Le mien est à peine flou. C’était presque un an après la mort de mon père. Je me souviens d’avoir suivi l’événement en direct à la télévision, En regrettant qu’il ne soit pas là pour les voir, ces hommes qui réalisaient le fantasme de Jules Verne. Et consciente, malgré mon jeune âge, que ces images marquaient une étape importante… et que le mystère de la Lune, qui m’avait tant fait rêver, était démystifié pour toujours. Le Bonhomme de la Lune n’existait pas… Il ne pêchait pas les étoiles, assis sur le nez de l’astre de la nuit. Quelle déception… A la place de mes rêves, je découvrais que l’Homme était capable de choses que je n’aurais jamais imaginées possibles. L’Homme était un héros. Où avait-il trouvé le courage de partir? Et s’il ne revenait pas? Et s’il restait coincé sur la Lune? J’avais peur pour lui, pour eux.

Le monde, la vie, l’être humain sont des paradoxes continuels. L’Homme est capable de tous les courages, de toutes les prouesses, de toutes les inventions, des gestes les plus nobles, les plus beaux. Il sait aussi être le plus vil, le plus lâche et le plus bas des êtres de la création, capable de torturer, de faire la guerre, de violer, tuer, abandonner, de mettre sa tête dans un seau pour ne pas assumer ses responsabilités, de réduire d’autres hommes en esclavage, et j’en passe.

La maison est vide, ce soir. Si l’Homme n’est qu’un être humain imparfait par définition, la Femme n’est pas plus brillante, elle qui continue à vivre des nuits sans sommeil pour l’un d’eux.

M.B.

 

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