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A une période de ma vie qui ressemble à un chaos total, je recherche une chose qui est indispensable à mon équilibre: l’harmonie.

C’est cela qui me ramène vers le peintre Paul Signac (1863-1935), dont je parlais il y a quelques jours avec quelqu’un qui m’est cher.

De lui, on dit qu’il a « épousé la lumière ». Et il a de qui tenir… Jeune homme, il était en admiration devant les oeuvres de Monet, l’un de mes peintres préférés.  Au point de lui écrire pour le supplier d’accepter de voir quelques-unes de ses études. Au début de sa carrière, Signac est impressionniste, très inspiré par le Maître et Armand Guillaumin.

Peu à peu, son style va s’épurer, conservant une influence impressionniste, mais évoluant en parallèle avec le travail de son collègue Seurat. Leurs toiles sont plus nerveuses, plus rythmées que celles de leurs aînés impressionnistes, les couleurs locales y sont modifiées. Ils travaillent par petites touches, en juxtaposant les couleurs.

A 22 ans, face à Seurat et à Pissaro, Signac impose sa place… Son arrivée dans le monde de la peinture n’est pas toujours simple: les impressionnistes, parmi lesquels Manet, ne voient pas d’un très bon oeil l’arrivée de ce jeune homme au style nouveau. Mais les toiles qu’il présente sont déjà magnifiques. Notamment « Les Andelys, la berge », que j’ai pu voir au Musée d’Orsay, un paysage  dans lequel l’eau n’en finit plus de miroiter…

Devenu néo impressionniste (ou pointilliste), Signac rencontrera Van Gogh qu’il respectera autant dans sa dimension d’homme que d’artiste.

Devenu maître dans l’art et la maîtrise du pointillisme, il va signer des oeuvres radieuses. Son ami et homologue Seurat est considéré comme le créateur de cette technique. Pour ma part, je lui préfère Signac dont les marines et les paysages sont d’une lumineuse beauté. Signac, c’est la joie dans la peinture, des mosaïques de couleurs et de la lumière apprivoisée. Il est un peintre majeur, de ceux que je ne me lasse pas de redécouvrir…

Pourquoi diable parle-t-elle de Signac alors qu’aucune actualité ne le met en valeur en ce moment, me direz-vous? Parce qu’il le mérite, tout simplement. Et que, si vous n’avez pas eu l’occasion de vous intéresser à la peinture jusqu’ici, la découvrir en regardant des toiles de Signac est une manière presque ludique d’y pénétrer par une porte qui vous éclaboussera de lumière.

Signac, c’est l’harmonie…

Martine Bernier

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