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Rentrée dans la nuit, j’ai à peine le temps de respirer que l’on est déjà demain…

Déjà demain… Je remplis tellement mes journées que je ne les vois plus passer. Et pourtant, je n’arrive pas à faire tout ce que je devrais faire. Et je recommence à ne plus habiter le temps, happée par des responsabilités, des urgences, une montagne de travail… Il faut être à trois endroits à la fois, faire des choses au-dessus de mes forces, assumer des tâches d’homme (ah, la phrase de Dom, en fin de journée: « visiblement, monter un meuble, ce n’est pas fait pour les femmes. »)

Je n’ai plus le temps de me poser pour réfléchir, pour prendre les décisions essentielles, pour mesurer le ressenti face aux situations que je rencontre. Dévorée par mille choses, importantes, graves, quotidiennes.

Je me souviens, dans ma maison de là-bas, le rythme était très différent. Je vivais au rythme du vent… j’avais le temps de prendre le temps, de respirer, de rêver… Aujourd’hui, j’existe différemment. Mes amis, les gens que j’aime ici sont autant de présences limpides et fortes autour de moi. Mon Triangle d’Or me manque pourtant. Beaucoup. Comme le vent de ma Terre de Sel, les orages de bord de mer que Stéphane a envie d’aller voir avec moi, comme la pluie battante qui ressemble à la mousson près de la mer, comme les fous rires de Véro, la tendresse de Fred, l’humour de Béa, la rayonnance d’Aurore, les jeux de mes trois ouistitis… Comme…

Dire ce qui me manque de là-bas ne dévalorise en rien ce que j’aime ici. Simplement, ma vie est coupée en deux. Et je n’ai pas encore trouvé la clé pour le supporter. Mais je dois me poser… il est déjà demain…

 

Martine Bernier

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