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Sous nos latitudes, lorqu’une école ferme ses portes, c’est en principe pour cause d’épidémie ou de problème technique majeur.

Au Pakistan, toutes les écoles et les universités du pays sont fermées durant toute la semaine, pour cause… d’attentats -suicides perpétrés par les talibans. Et ce suite aux deux événements de ce genre qui ont eu lieu au cours de ces 15 derniers jours, et qui ont fait 185 morts.

Tous les établissements scolaires fermés pour une raison pareille… Et des hommes qui se font exploser dans des endroits où ils seront sûrs de tuer un maximum d’enfants ou d’étudiants. Je sais que nous ne pouvons ni comprendre ni juger ce qui se passe dans des pays dont la culture est aussi éloignée de la nôtre. Mais tuer un enfant est impardonnable. Un excellent article est paru dans l’Express à ce sujet,  expliquant qui sont ces hommes qui sont prêts à  sacrifier les vies les plus précieuses.

Il fut des époques, au cours de l’Histoire du monde, où la vie d’un enfant ne valait rien. Pour certains hommes, c’est toujours le cas. Et ne pensez pas que seuls les talibans sont impliqués. Non. Dans notre société, il existe des hommes soi-disant bien sous tout rapport, cantonnés dans de petites vies bien rangées qui  affichent eux aussi des attitudes méprisables. Les cas qui me touchent de près me mettent dans des états de dégoût profond qui ne risquent pas de me passer. Je ne supporte pas qu’un enfant pâtisse de la lâcheté, de l’indifférence ou de la violence de son père ou de qui que soit d’autre.

Cet après-midi, j’ai été touchée indirectement par une situation révoltante qui, cette fois, ne mettait pas en cause un adulte. Un petit bonhomme qui m’est cher est parti s’amuser dans une rampe de skate tandis que son père garait sa voiture. Le temps que ce dernier revienne et son fils s’était fait tabasser et racketter. Pour une veste… Manque de chance pour les  courageux agresseurs, le père en question est policier et a mis la main sur eux avec une rapidité ahurissante. Ils étaient trois à s’être attaqués à plus petit qu’eux. Trois gamins de 12 à 14 ou 15 ans, dont un vit en foyer d’accueil. J’espère que leurs parents arriveront à leur faire prendre conscience de la gravité de leur geste, du traumatisme ressenti par un petit garçon un peu lunaire, pas préparé à vivre des événements aussi violents…

Aux Antipodes de cette scène, je revois les yeux de ce père dont le fils est atteint dans sa santé. En attente du résultat d’analyses, il avait le regard sombre, embrumé d’angoisse. Et tentait de paraître maître de lui en me répétant: « Dans cet hôpital se trouvent les meilleurs spécialistes de ce genre de maladie. Il faut faire confiance. De toute façon, je n’ai pas le choix… » Le lendemain, les nouvelles étaient meilleures. Son regard s’était allégé. Mais il portait sur le visage les stigmates de sa crainte.

Il y a ceux qui savent que ces petites vies qu’ils protègent de toutes leurs forces, ils en sont responsables.

Il y a ceux qui ne veulent même pas savoir qu’ils sont pères. Ceux qui veulent bien être responsables de leurs enfants légitimes, mais pas de ceux qu’ils ont semés aux quatre vents.

Et puis il y a ceux qui se font exploser dans les universités ou les écoles avec le sentiment d’accomplir un devoir sacré permettant de déstabiliser un pays un peu trop docile à leur goût vis-à-vis de l’Oncle Sam.

Et en face d’eux, il y a des gamins qui ne comprennent pas.

Comment voulez-vous comprendre?

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