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L’histoire d’Amala et Kamala, a suscité quelques messages privés sur ecriplume, voici quelques semaines. Des questions, auxquelles j’ai répondu personnellement.
L’une d’elles demandait si les cas d’enfants sauvages étaient nombreux et s’ils s’étaient tous terminés de manière aussi sordide.
La réponse est un double non.

Non, les cas ne sont pas nombreux, heureusement. J’en ai répertorié une vingtaine, grâce aux nombreux écrits laissés sur le sujet. Le plus connu et le plus intéressant, mais pas entièrement prouvé, étant celui de l’Anglais William Wildin, 14e comte de Streatham (certains experts estiment qu’il s’appelait tout simplement William Russel).
Un jour de 1868, son navire fit naufrage, et il fut rejeté sur la côte de l’Afrique occidentale alors qu’il n’avait que 11 ans.
Il vécut pendant quinze ans au milieu des singes avant d’être retrouvé et ramené en Angleterre.
C’est sans doute son cas qui a inspiré le personnage de Tarzan.

L’autre question demande si tous les cas se sont terminés de manière sordide.
Là encore, non.
Celui qui me touche le plus est celui de l’Enfant-Gazelle du Sahara, assez récent puisqu’il date de 1960.
En septembre de cette année-là, un poète basque, Jean-Claude Armen, découvrit un garçonnet d’environ huit ans, qui vivait avec un troupeau de gazelles dans les régions de Sahara occidental.
Pendant des mois, il l’a observé, pensant qu’il s’agissait d’un orphelin perdu ou abandonné par une famille de nomades.
Le petit se déplaçait à quatre pattes, broutait de l’herbe et déterrait des racines.
Il semblait accepté par les gazelles, comme s’il faisait partie depuis longtemps du troupeau.
Comme il semblait heureux, Armen décida de le laisser dans sa famille de gazelles.
En 1966 et en 1970, des soldats américains ont essayé en vain de le capturer.
Armen a publié un ouvrage sur le sujet, et personne n’a jamais su ce qu’est devenu l’enfant-gazelle…

Et savez-vous ce que j’aime dans cette histoire, au risque d’en choquer plus d’un?
Contrairement à la plupart des récits d’enfants sauvages, celui-ci explique que l’enfant a gardé sa liberté. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de l’attraper, me direz-vous, c’est vrai.
Aurait-il pu s’habituer à la civilisation, au contact de ses semblables, s’il avait été capturé?
Rien n’est moins sûr…

Martine Bernier

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