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On me pose souvent des questions auxquelles je réponds très vaguement.
Trois d’entre elles sont revenues plusieurs fois.

Quelqu’un m’a demandé ce week-end si je pensais encore à mon chien.

Quelle étrange question….

Il y a un mois environ, le vétérinaire neurologue qui s’occupait de ma chienne Scotty m’a dit que, vu son état de santé, il fallait lui éviter le stress d’un toilettage.
Comme mon scottish terrier ressemblait alors à tout sauf à un chien de sa race, j’ai décidé de m’occuper d’elle moi-même pour lui éviter l’inconfort des noeuds dans ses longs poils tout en lui épargnant une visite traumatisante pour elle chez un professionnel.
Je l’ai posée sur une table et, sachant qu’elle avait horreur de ce genre d’exercice, je l’ai coiffée doucement, coupant les poils qu’il aurait été difficile de démêler ou qui pouvait la gêner sous les pattes.
Elle était devenue par moment si fragile qu’il n’était pas concevable pour moi de lui empoisonner davantage l’existence juste par souci d’esthétisme.
Je me souviens qu’elle me regardait d’un air à la fois courroucé et résigné.

Une semaine plus tard, Scotty me quittait, laissant derrière elle un vide qui ne se comble pas. Comme tous les vides qui m’ont été imposés cette année.

Ce week-end, complètement par hasard, j’ai déposé un emballage dans la poubelle bien propre et bien suisse que j’ai installée sur mon balcon.
En l’ouvrant, j’ai eu un coup au coeur.
J’y avais mis les poils de Scotty, après son toilettage.
J’ai pris une longue mèche noire, soyeuse, parsemée de fils blancs et je l’ai gardée longtemps entre mes doigts.
Bien sûr, c’est très bête… mais j’ai été émue, troublée… comme si elle était encore un peu là.
Je ne suis pas fétichiste.
J’aurais dû jeter cette mèche, mais… je n’ai pas pu.
Elle est là, sur un meuble de mon bureau, près de moi.
J’ai même fait pire: je n’ai pas pu me résoudre à me débarrasser du sac de la poubelle. Qui, heureusement, ne contient rien de périssable ou de vraiment sale.

Oui… je pense toujours à mon chien… Evidemment.

…………………

Beaucoup de messages m’ont également demandé des nouvelles d’Alexandre, cet enfant formidable auquel j’ai consacré un texte voici peu.
Ses soucis de santé respectent, semble-t-il, la trêve de Noël, et même d’avant Noël, puisqu’il mène actuellement une vie normale, entouré par l’amour de sa famille et de ses amis.
Je crois qu’il sait qu’en France comme en Suisse, en Belgique, et au Canada, nous sommes beaucoup à lui envoyer des pensées d’amitié…

………………..

Vous me demandez très souvent également des nouvelles de Lui.
Pourquoi intrigue-t-il autant, je l’ignore…
Mais la personnalité que j’ai décrite à travers quelques phrases semble fasciner.
Je le comprends: c’est un homme bien.

Il est toujours pareil à lui même, prenant la vie jour après jour, en essayant de faire au mieux.
Pas toujours facile pour Lui. Mais il a la finesse de ceux qui réfléchissent avant de parler, avant d’agir.
J’apprends beaucoup à travers Lui, sans que ne soient nécessaires de longs discours ampoulés.
Il parle peu. Mais jamais pour ne rien dire.
Décembre est un mois très chargé. Mais janvier nous réserve une surprise que nous partagerons.
Et l’idée de vivre cela avec Lui me touche.

Martine Bernier

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