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Il adore me taquiner lorque je lui dis que je dois sortir, en me demandant innocemment si je vais retrouver les « petits-fours / champagne ». C’est devenu un code entre nous, les petits-fours / champagne. Il n’est jamais méchant quand il me taquine. Cela l’amuse comme un gamin ravi, et moi je souris de le voir détendu.

Je ne sais jamais s’il se moque de moi ou s’il est sérieux lorsqu’il parle de ma pseudo culture. Il me fait penser à un animal malicieux, un peu farouche mais curieux, qui regarde de loin quelque chose qui l’intrigue, s’approche un peu puis file se réfugier derrière un arbre ou un rocher, pour pouvoir continuer à observer sans être exposé.

Mon étrange vie semble l’étonner parfois. Il me répétait hier soir qu’il serait mon garde du corps dans la Ville Lumière, mais ajoutait, pince-sans-rire, qu’il est totalement non violent.  Incompatible avec cette vocation, estime-t-il!

Devant le programme que je lui propose, j’ai toujours  peur qu’il se sente un peu débordé, envahi. Mais non, il accepte tout, sans manifester le moindre agacement. Ce grand bonhomme surbooké est d’une gentillesse extrême, que je découvre et apprécie de plus en plus. Sans lui, je ne retrouverais pas Paris.

C’est ce que j’appelle une relation feutrée, une relation nuage. Je ne veux rien que des instants présents, partagés, légers. S’il est parfois curieux de ma drôle de vie, je suis tout aussi curieuse de ses réactions. J’ai très envie de voir comment il réagira au musée d’Orsay, face à ces tableaux que j’aime… mais aussi face aux oeuvres de James Ensor. Qui n’est franchement pas le peintre le plus simple qui soit pour une première incursion… Mais il se dit curieux de découvrir. J’aime le fait qu’il ait l’esprit aussi ouvert. Une finesse qui se devine à travers une foule de détails.

Envie de voir comment il réagira face à des situations inédites pour lui. J’ai confiance. J’ai toujours été très frappée par sa faculté d’adaptation. Un homme caméléon. Qui a aussi une grande faculté d’écoute et une incroyable pudeur. Je crois qu’il n’a pas fini de m’étonner.

Parce que nous avons tous les deux besoin de nous vider la tête et d’oublier un peu ce qui est trop lourd, je lui réserve une surprise. Juste envie de respirer et de le voir rire. Quand il est amusé, il a le regard qui pétille.

Comme les bulles du champagne… sans les petits-fours!

Martine Bernier

 

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