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La disparition de certaines espèces animales m’interpelle, vous l’aurez compris.
Mais saviez-vous que l’inverse arrive aussi?
Je m’explique. Certaines espèces, que l’on pensait disparues, ont été redécouvertes…

Le pétrel des Bermudes était un oiseau de mer qui nichait uniquement sur les îlots rocheux des Bermudes. Et tout le monde pensait que le dernier représentant de l’espèce avait disparu lors de la grande famine de 1615. A l’époque, lorsque les colons britanniques préparaient la cuisine en plein air, les oiseaux se jetaient dans les flammes…
En 1951, David Wingate, chargé de la protection du milieu naturel des Bermudes, a eu la surprise de redécouvrir l’oiseau. Il en restait 18 individus. Ceux-ci se sont reproduit: ils sont à présent près de 200 sur les îlots.

Le dibbler, minuscule marsupial, le lémur nain, l’opossum nain, le guan à ailes blanches ont eux aussi été redécouverts alors que tout le monde les croyaient perdus à jamais.

Mais un de ces retours à la vie terrestre me touche particulièrement. Nous savons que certaines espèces ont disparu par la faute de l’Homme. D’autres hommes ont fait l’inverse. Les frères Lutz et Heinz Heck, administrateurs des zoos de Berlin et de Munich, se sont penchés sur le cas du tarpan, cheval primitif des forêts d’Asie Centrale, éteint depuis longtemps. En croisant de manière sélective des chevaux primitifs de Pologne, des Gotlands suédois, des poneys d’Islande et des juments Konik de Pologne, ils ont obtenu une race de chevaux sauvages presque totalement identiques à ce que nous savons des tarpans. De la même manière a été recréée la race des aurochs, grands boeufs sauvages d’Europe dont le dernier représentant s’était éteint en Pologne en 1627.

Comme quoi, quand l’homme veut… il peut.

Martine Bernier

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