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On n’en parle pour ainsi dire jamais.
Pourtant ils ont un métier dangereux, une vie difficile.
Les marins pêcheurs risquent leur vie chaque jour et ne sont pas couverts d’or pour autant.
Rien à voir avec un pilote de Formule 1…

Hier, deux d’entre eux ont disparu en mer, au large de Ouessan.
Encore…
Ils étaient à bord du chalutier le Bara-Mann, dit la presse locale.
Celui-ci était parti pour une marée d’une douzaine de jours.
Hier, la mer était secouée d’une ‘bonne brise » et les vagues étaient modérées, selon la météo.
L’un des cinq hommes d’équipage est tombé à la mer, projeté par-dessus bord lors d’une manoeuvre de pêche.
L’un de ses camarades n’a pas hésité à sauter à l’eau lui aussi, pour lui porter secours.
Mais l’eau ne dépassait 8 degrés. Ils se sont épuisés et ont disparu.

Les secours aériens et maritimes sont arrivés sur place et se sont relayés pour retrouver les deux hommes de 41 et 51 ans.
Sans succès.

Lorsque l’on est au port et que l’on regarde le retour des bateaux revenus de la pêche, je crois que chacun ressent le même sentiment.
Il y a, bien sûr, la curiosité de découvrir quelles ont été les prises.
Et comme un soulagement de voir l’équipage revenir.

Leur métier est difficile, dans un environnement beau, mais hostile.
Nous savons qu’ils gagnent mal leur vie, que les accords internationaux ne leur facilitent pas l’existence.
Je pense aux familles de ceux qui ne reviennent pas.
Aux monuments et aux cérémonies à la mémoire des marins disparus.
Depuis toujours leur destin me trouble.
Amour, fascination de la mer, besoin d’une certaine liberté, nécessité économique…
Ce qui les pousse à exercer ce métier est sans doute un mélange de plusieurs motivations.
Mais même sans les connaître, comme on se sent triste lorsqu’un marin s’en va…

Martine Bernier

 

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