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En avril 2007 est sorti un film de Daniel Vigne que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir en salle: ‘Jean de Lafontaine, le défi ».

Parce que Jean de Lafontaine est au coeur de recherches que j’effectue, je me suis procuré le DVD que je n’ai eu le temps de visionner que la nuit dernière.
L’histoire, on la connaît: Fouquet, le conseiller du roi Louis XIV, a le tort de donner des fêtes trop somptueuses… Le monarque en a pris ombrage au point de le jeter en prison.
Or, Fouquet était le protecteur des artistes. Si la plupart d’entre eux n’ont pas bougé une oreille pour ne pas contrarier le roi, Lafontaine, lui, a refusé de plier l’échine et l’a défendu.
Il deviendra la bête noire de Colbert, incapable de dompter ce doux rebelle.
C’est cet épisode de sa vie que relate le film dont les costumes et les décors sont somptueux.
La distribution était à  la hauteur avec des acteurs aussi brillants que Philippe Torreton, Sara Forestier, Jean-Claude Dreyfus etc.

Et puis, il y avait le personnage de Lafontaine, reprenant vie sous les traits de Lorant Deutsch.
Cet acteur est complètement inattendu.
Né de père hongrois et de mère parisienne, il souhaite devenir footballeur professionnel, mais doit y renoncer faute d’avoir un physique suffisamment puissant.
Il suit alors des études de philosophie et de civilisation hongroise, tourne des spots publicitaires et des séries télévisées avant d »entamer sa carrière de comédien.
Depuis, il plaît.
Avec son physique d’éternel adolescent nerveux, il est capable d’interpréter avec le même naturel et la même aisance, au cinéma, à  la télévision ou au théâtre, des personnages comme Lafontaine, Sartre ou Mozart.
Ecrivain, il surprend avec « Le Métronome ».
Avec ce livre, il a transcendé son amour pour Paris, « cette ville où l’on ne meurt jamais », pensait-il lorsqu’il était enfant.
La capitale, où il est arrivé lorsqu’il avait 15 ans, il l’aime avec curiosité.
Son intelligence pleine de vivacité se retrouve dans le rythme de son ouvrage pour lequel il s’est fait accompagner par un historien, afin de ne pas risquer l’inexactitude.
Sa culture de la ville est étonnante, composée d’anecdotes passionnantes partant de l’Histoire de Paris à travers son métro, à l’Histoire de France.
Lui qui avoue ne pas avoir eu de professeurs d’Histoire captivant confie, sans sourire, que c’est Eddy Mitchell qui lui en a donné le goût avec son émission « La dernière séance » lorsqu’il était enfant. Après avoir vu les grands péplums, il rejouait les scènes le lendemain avec ses playmobils.
Moralité, si vous souhaitez donner à vos enfants l’amour de l’Histoire, montrez-leur Ben-Hur ou Moïse et offrez-leur des petits bonshommes en plastique.
Pour le « Métronome », certains ont regretté de découvrir un livre trop discipliné, loin de la fantaisie de Lorant Deutsch.
Pour moi, c’est un excellent ouvrage de vulgarisation, nourri par sa passion sincère pour Paris.

Il me séduit en tant que comédien.
Et j’espère le voir s’épanouir dans un prochain livre que j’attends avec une certaine impatience.
Ce garçon est tout sauf banal…

Martine Bernier

 

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