février 2010
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Bien avant que ma chienne, Pomme, ne fasse son entrée dans ma vie, j’ai été lui acheter des jouets, en bonne future cheffe de meute.
Parmi eux, j’en ai acquis un dont j’ignorais qu’il prendrait une telle place dans notre quotidien.
Monsieur Poulet.
Haut d’une vingtaine de centimètres, j’avais conscience qu’il serait trop grand pour le chiot que j’attendais, mais je n’ai pas pu me retenir: j’ai craqué pour son air bête et son maintien aristocratique.

De retour au nid, j’ai installé tous les jouets dans un douillet panier en mousse, et j’ai attendu le jour de l’arrivée de Pomme.
Dès le premier jour, elle a joué avec chacun d’eux, mais a eu un coup de foudre radical… pour Monsieur Poulet.
Qui a réellement débarqué dans mon existence le jour où il a endossé le rôle de Favori.
Elle avait pourtant toutes les peines du monde à le traîner derrière elle dans ses galopades à travers l’appartement, ce qui ne l’empêchait pas de l’emmener partout avec elle, en grognant de contentement.
Elle le lançait par terre, se jetait sur lui, qui faisait quasiment sa taille, le prenait entre ses pattes, l’étreignait…
Une véritable relation intense.

Pomme, qui est avec moi depuis un mois aujourd’hui, a un peu grandi et pèse désormais environ 2kg 500.
Elle est presque un grand bichon havanais.
Elle dépasse Monsieur Poulet de quelques centimètres.
Il sert de toise pour mesurer les progrès de son évolution… et de souffre-douleur qu’elle torture avec ravissement.

L’animal en plastique mou, qui pousse des cris nasillards lorsqu’elle le grignote, mène une vie épouvantable.
S’il a le malheur de légèrement bouger, Pomme le tance d’importance, lui tord le cou dans le sens littéral du terme, le secoue à en avoir le tournis et l’emmène pour une longue balade forcée, insensible à ses braillements désespérés.
Lorsqu’elle le perd, Pomme erre comme une âme en peine à travers les pièces, vient me solliciter pour que je la seconde dans ses recherches.
Un calme anormal s’installe… mon chien devient triste… et retrouve son dynamisme naturel dès que la bestiole réapparaît.

Non seulement Monsieur Poulet est torturé, mais il n’a pas non plus la paix la nuit où il sert de » doudou » à mon Gremlins redevenu Mogwaï pendant ses heures de sommeil.
Il était donc logique et justifié que le malheureux animal se venge à sa façon.
Le problème, c’est que c’est moi et non son bourreau qu’il a choisi pour victime.
C’est moi qu’il essaye de faire tomber dix fois dans la journée, à qui il manque de déclencher une crise cardiaque quand il se met à hurler lorsque que je l’effleure en passant.
Moi encore qui passe de longs moments à le chercher lorsqu’il glisse sous un meuble ou lorsqu’il file se cacher là où il pense que sa tortionnaire ne le retrouvera pas.

Il me fait penser au disciple de « Léonard », dans la BD du même nom…
Le parfait souffre-douleur, oui…
Quant à moi, je me fais à sa présence.
Il faut accepter les amis de ses proches.
J’en connais bien un qui fréquente un concombre masqué!

Martine Bernier

 

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