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Samedi, dans une conversation que j’ai eue avec quelqu’un que j’aime, je lui ai fait part d’une réflexion que je me suis faite, ces derniers jours.
En regardant les couleurs posées sur mes mains et mes bras, suite à la pose de perfusions et aux prises de sang multiples de ces derniers jours, je suis restée rêveuse.
Ces teintes mauves, jaunes, bleues évoluant au fil du temps me font penser à des détails de tableaux.
Il a ri et m’a dit: « Si tu commences à ressembler aux « Iris » de Van Gogh, tu vas prendre de la valeur! »

Je sais qu’il est parfaitement bizarre d’avoir ce genre de pensées en regardant des hématomes.
On ne se refait pas…
Mais le phénomène m’a tellement fascinée que j’ai pris l’un de mes livres consacré à Monet, et que j’ai réétudié de plus près certaines de ses toiles.
Le mélange, l’enchevêtrement des couleurs ressemble bel et bien à ce que j’ai en ce moment sous les yeux.
En moins luxuriant sans doute.
La nature nous fait des clins d’oeil même dans les pires moments de la vie…

Dans ce moment difficile à vivre et loin d’être terminé, grâce à cet ami qui, sans effet de manches et comme plusieurs de mes proches, me tend la main pour que je ne me noie pas, j’oriente ma pensée vers un projet que nous caressons pour l’automne.

En attendant cet autre ancrage, cette escale qui me ramènera à une étape que j’aimerai, je regarde les couleurs qui se transforment chaque jour sur ma peau.
Vendredi, j’en aurai d’autres.
Des taches de couleurs fraîches, qui exploreront les gammes de rouges et de rosés avant de glisser vers d’autres, plus sombres.
Ce sont les deux premiers jours, lorsque les aiguilles viennent de terminer leur oeuvre que les couleurs sont les plus belles.
Comme quoi, il faut souffrir pour « voir beau ».

Martine Bernier

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