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Lorsque Sarkozy perd ses nerfs et lâche une petite phrase assassine, il ne faut jamais très longtemps pour que celle-ci fasse le tour d’Internet et des medias comme une trainée de poudre.
Amusez-vous à faire une recherche Google sur la petite dernière « Fais pas le malin, toi ».
Elle est devenue aussi célèbre que le nom imprononçable du malheureux volcan islandais maudit par la moitié de la planète en l’espace de quelques heures.
Pour l’un comme pour l’autre, la réaction est la même: on ne peut pas s’énerver en paix, décidément. Quoi que là, on a beau en faire un fromage, ce n’était pas bien méchant, lorsque l’on voit les images de la scène.

Cette fois, c’est à Chambéry que le président a prononcé LA phrase qui fait parler. Il l’a dite à un jeune homme qui s’est essuyé la main sur son pull après avoir serré celle du Grand Chef.
Et hop, tout le monde s’exprime sur l’incident.
Ils ont raison, notez.
Un président, en principe, ne tutoie pas les gens qu’il ne connaît pas, maitrise la moutarde quand elle lui monte au nez, regarde « le peuple » avec respect, n’a pas de réactions lorsqu’il est confronté à ce genre d’événement. D’autant qu’il devait bien se douter, avant son élection, qu’il n’allait pas se retrouver à la tête du Pays de Candy. Il se doit de rester de marbre lorsqu’il endosse le costume de sa fonction, même s’il bout intérieurement.

Mais bon…
Je ne suis pas Sarkoziste, très loin de là . Mais il ne faudrait pas oublier non plus que face à n’importe lequel d’entre nous, le geste qu’a eu ce jeune provocateur aurait été considéré comme une offense qui en aurait énervé plus d’un.
Un manque de respect d’autant plus malheureux que j’imagine que personne ne l’a obligé à se trouver dans la foule et à serrer la main de celui qui passait par là avec son escorte et ses gardes du corps.
Je ne suis pas du tout convaincue que celui qui a eu ce geste l’a fait par conviction politique ou parce qu’il a une âme de piteux révolutionnaire.
Il faudrait le lui demander…
Pas convaincue non plus que son initiative fasse avancer le Schmilblik.

Et c’est encore le même scénario qui se reproduit.
On provoque, il s’énerve, donne du grain à moudre à ceux qui rêvent de lui voir les talons.
Et c’est parti pour une polémique aussi « passionnante » que celle de la fameuse phrase prononcée en son temps au Salon de l’Agriculture.
Ca occupe.

Je me demande si, quand il y repense, le président se demande pourquoi il provoque de telles réactions de mépris. Qui va bien au-delà qu’une simple phrase anodine.
Ou si, comme d’autres de ma connaissance, il reste convaincu de l’opportunité de ses choix et de ses attitudes, sans comprendre la hargne qu’il suscite.

Martine Bernier

J’ai une pensée ce soir pour celui qui est parti en mission en Asie et qui m’a dit, avant de quitter la France, qu’il tenterait de se connecter sur Internet s’il pouvait y arriver. S’il y parvient, je sais qu’il se promènera sur Ecriplume. Je lui laisse donc une pensée amicale pour lui dire qu’il n’est pas oublié.

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