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Avez-vous déjà pris l’avion ou le train en sachant que quelqu’un qui vous est cher vous attend à l’arrivée?
En train, si la distance à parcourir est longue, vous décomptez les heures.
Vous avez le temps de penser, de voir le paysage évoluer, de vous préparer aux retrouvailles.

En avion, le scénario est différent.
Tout va très vite.
Il faut à peine une heure ou deux pour parcourir les trajets en direction des capitales ou des grandes villes européennes.
Presque impossible de s’isoler mentalement en raison de la promiscuité physique avec les autres passagers.

Quel que soit le vol, vous retrouvez en général toujours les « voyageurs types ».
Ceux qui prennent l’avion souvent, qui ont intégré comme une habitude le fait de voler, lisent le journal ou un livre, écoutent de la musique, dorment parfois.
Ceux pour qui prendre l’avion est encore un événement, qui gardent un oeil sur le hublot, signalant à leur voisin ou voisine avec enthousiasme, tout ce qu’ils voient dessus ou dessous les nuages.
Ceux qui ont peur, s’inquiétant d’un trou d’air mais affichant un sourire vaillant et riant un peu d’eux-mêmes en s’excusant de leurs craintes, d’un air gêné.
Ceux qui ont très peur, s’inquiétant des mêmes trous d’air, trop mal pour pouvoir sourire ou prendre du recul, ne retrouvant des couleurs que lorsque l’avion s’est posé.

Et vous, vous êtes là.
Vous attendez.
Vous savez que le décor que vous allez découvrir à la sortie ne sera plus du tout le même que celui que vous venez de quitter.
Quand l’avion descend, vous avez le coeur qui bat un peu trop fort, un peu trop vite.
Mais pas de peur.

Martine Bernier

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