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Je n’aime pas trop la télévision.
En dehors des bulletins d’informations, j’applique une méthode imparable pour ne pas avoir à supporter les coupures pub et les programmes appauvrissants.
Des alertes internet me préviennent des documents et autres films qui me tentent, et je les enregistre pour les visionner.
Cette semaine, j’ai regardé un film passé dans la semaine: « Le temps d’un week-end ».
Sorti en Europe en 1993, il n’est pas de première jeunesse.
Mais il a un atout de choc qui résiste au temps et à son usure: Al Pacino.

Celui-ci risquait gros: le film était le remake de « Parfum de Femme » avec Vittorio Gassman.
La comparaison aurait pu être fatale.
Elle ne l’est pas.
Al Pacino est fabuleux dans le rôle du lieutenant-colonnel Slade, devenu aveugle par accident, supportant mal sa cécité et les limitations qu’elle entraîne.
Il se fait accompagner, le temps d’un week-end par un jeune étudiant de famille modeste (Chris O’Donnell).
Personnage démesuré de flambloyant désabusé, irascible, mais pétri de charme, d’intelligence, de sensibilité et de classe, il finira par prendre sous son aile ce jeune homme avec lequel va se développer une relation quasi filiale.

Cet acteur ténébreux est un géant, il est presque banal de le dire.
Il fait partie de ceux qui se glissent dans leurs rôles en leur donnant une dimension et une force exceptionnelles.
Ce n’est pas Al Pacino que l’on voit, mais bel et bien un militaire complexe, insupportable et attachant.

Si vous avez l’occasion de voir ou revoir ce film, laissez-vous prendre à son étrange ambiance.
Le barroud final d’Al Pacino, dans les dix dernières minutes du film, y est époustouflant.
Une grande scène…

Martine Bernier

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