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Lorsque l’on vous vole un Picasso, un Matisse, un Braque, un Modigliani et un Léger et que, en prime, vous êtes l’un des musées les plus en vue de Paris, cela jette un froid.
Comme il fallait s’y attendre, le vol au musée d’Art Moderne, en mai dernier, a été chiffré à plusieurs millions d’euros par les experts.
Et le milieu de l’Art reste sidéré.
Comment est-ce possible??

En 2007 déjà, révèle le journal « Le Parisien », un rapport avait été commandé par la Mairie de Paris et mettait  en lumière de sérieuses imperfections au niveau de la sécurité des musées de Paris.
Depuis le larcin, la polémique a enflé.
Bertrand Delanoë, maire de la capitale, a tenu des propos mettant en cause le personnel du musée d’Art moderne,  ce qui a eu pour effet de mettre très en colère le syndicat Supap-Dac.
Ce dernier a relevé qu’une alarme traquant les déplacements suspects dans le musée était en panne depuis deux mois avant le vol.
Autant dire que, dans ces conditions, le potentiel de confiance dont pouvait jouir le musée en matière de protection des oeuvres s’est sérieusement effrité.
Certains ont avancé que quatre prêteurs de la future exposition « Basquiat » ont refusé de prêter leurs oeuvres, ce qui a été démenti par le musée qui, lui, reconnaît seulement que l’un d’eux est hésitant.

Aujourd’hui, « le Parisien » indique que « la société Spie, gestionnaire du système de sécurité du MAM (dont le contrat vient d’être renouvelé par la Ville) a indiqué hier que les pièces défectueuses de l’alarme volumétrique (supposée détecter les mouvements) « ont été remplacées et fonctionnent ».
Ca c’est bien.
Il aura quand même fallu un casse magistral pour le faire.

Le service des affaires culturelles précise aussi que les recommandations contenues dans le rapport de 2007 sont mises en place de façon accélérée avec, pour le moment des renforts humains pour les rondes de nuit.

Chic alors.
C’eut été bien de le faire AVANT le vol, mais bon, ne chipotons pas.

Cela dit, cela suffira-t-il à restaurer la confiance?
Pas sûr.

Martine Bernier

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