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Tout le monde le sait: l’actuel souverain de Versailles est le public.
Il fallait donc le choyer pour le satisfaire, le séduire, lui donner envie de revenir.
Six millions de visiteurs par an, cela méritait un effort…
C’est aujourd’hui chose faite: le château de Louis XIV termine bientôt son onéreux lifting.
Fini, les salles figées et un peu poussiéreuses, l’ambiance glaciale et lourde imprégnée de ce fascinant passé.
Les temps changent, plus personne ne s’étonne de voir une Marie-Antoinette transformée en star du rock par Sofia Coppola.
Il fallait donc rafraîchir Versailles.
Tout a été revu, restauré, climatisé, chauffé, amélioré, sécurisé, remeublé, redoré, déplacé, modifié, amélioré, dit-on.
Lieu d’accueil, toilettes, salles à manger: les visiteurs ont été gâtés.
Dedans comme dehors.

Alain Baraton, le talentueux chef jardinier du Château, me disait, lorsque j’avais été le rencontrer, qu’avec les dons versés spontanément après la tempête, le parc avait été partiellement replanté.
Un travail gigantesque que le Roi Soleil n’aurait pas renié…
Mais surtout, surtout…
Le musée de l’Histoire de France voulu par Louis-Philippe Ier, en 1830, sera remise en valeur.
Plus de 12 000 mètres carrés accueillant 6000 toiles, jusqu’ici peu présentées au public.
Les galeries historiques, libérées par le Parlement, vont être repensées pour rendre la visite cohérente.
Il faudra plusieurs années pour arriver au bout de ces nouveaux travaux, mais l’an prochain déjà, une exposition permanent consacrée à l’histoire du château sera proposée.
Et si vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez déjà consulter la visite virtuelle

Oui, Versailles se met au goût du jour pour mieux affronter le temps.

Je n’oublie pas, de mon côté, cet interview réalisée d’Alain Baraton dans son bureau, dans une aile à l’écart de la foule, sous les yeux de son chien.
Là où logeait Molière lorsqu’il séjournait au château.
Avec cet artiste jardinier, j’ai ressenti, vibrante, la douce présence des ombres du passé.

Martine Bernier

www.chateauversailles.fr

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