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La cathédrale de Chartres est l’une des plus belles au monde.
De nombreux livres ont été consacrés à son histoire, son architectures, ses vitraux, ses symboles…

La première fois que je l’ai vue, dès le premier regard, une question m’est venue aux lèvres.
Pourquoi a-t-elle deux tours différentes, l’une en style roman, l’autre en style gothique?!
C’est dans les livres que j’ai trouvé ma réponse, peu après.

La tour de droite, en style roman, donc, est évidemment la plus ancienne.
Ce que l’on appelle le clocher « Vieux » date de 1134 et mesure 105 mètres.
Et comme toutes les constructions romanes, il est massif, doté de peu d’ouvertures.

En 1506, catastrophe: un incendie ravage l’église.
Elle est alors reconstruite dans le style de l’époque, le gothique, reconnaissable par ses forme élancées.
Le clocher « Neuf » mesure 115 mètres, est piqueté de gargouilles et orné de baies en arcs brisés.
Très différent de l’autre…

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la cathédrale fascine.
Avec son labyrinthe, le fameux « Chemin de Jérusalem », inscrit dans la dalle, ses vitraux somptueux, son architecture pure, elle est l’un des plus magistraux héritage de l’art et de l’architecture médiévaux arrivés jusqu’à nous.

Elle comporte mille secrets, mille particularités…
Parmi eux, le « Clou de saint Jean ».
Si vous voulez le voir au cours d’une visite, repérez le très célèbre vitrail d’Apollinaire, dans le transept sud.
Dans la bordure bleu roi de ce vitrail, du verre a été remplacé par une plaque de métal dans laquelle a été percé un trou rond recouvert d’un verre transparent.
Si vous regardez ensuite au sol, vous pourrez découvrir qu’un clou a été planté dans les dalles.
Chaque année, le 24 juin, un cercle lumineux vient se poser sur lui lorsque le soleil est au zénith, passant par le trou du vitrail.
C’est ce que l’on appelle l’instant du « midi vrai » local.
L’expérience de ce trou permettant au soleil de venir se poser sur le clou date de 1701.
Aujourd’hui, les scientifiques estiment que des corrections sont nécessaires pour connaître l’heure réelle.
Et en concluent que le midi vrai du 24 juin à la cathédrale, a deux minutes de retard par rapport au temps donné par nos horloges actuelles.

N’empêche… imaginer le chanoine Claude Etienne, en 1701, s’adonner à de savants calculs, puis l’attroupement attentif qui a dû se former dans l’église lorsque pour la première fois, un 24 juin, le soleil a touché le clou en passant par l’orifice du vitrail donne le frisson…

Martine Bernier

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