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Comme chaque année quand revient l’été, les journaux se font l’écho de promeneurs attaqués par des vaches dans les pâturages.
Et comme chaque année, je reste songeuse…

Il y a quelques semaines, l’histoire, relatée était celle d’un couple attaqué par un troupeau dans le Jura Suisse.
Des secouristes ont dû intervenir pour les délivrer du troupeau qui les encerlait et la jeune femme a dû être hospitalisée avec un traumatisme facial.

Et certains de s’offusquer: « Mais enfin! Pourquoi les vaches chargent-elles les promeneurs???  »
Tsss… c’est vrai, enfin!
Une vache, c’est doux!
Enfin ça devrait l’être: douce et mâchouillante dans un paysage bucolique.

La question doit énerver les éleveurs qui, bien qu’ils posent des panneaux pour avertir les randonneurs, continuent à être confrontés ponctuellement à ce genre de souci.
L’attaque des troupeaux n’est pas systématique.
En temps normal, tout se passe bien.
Et puis, une fois de temps en temps, cela se gâte.
Après tout, ce sont des animaux, animaux qui traduisent à leur façon les informations qu’ils reçoivent et peuvent prendre le passant inconnu pour un prédateur éventuel.

Il était donc nécessaire de donner quelques sages conseils, relayés par le « Matin », aux citadins qui croisent les troupeaux sans connaître leur comportement.
« Evitez les vêtement trop colorés, les vaches aiment la discrétion et ne sont pas sensibles à la mode, ne gesticulez pas, ne criez pas et ne les regardez pas dans les yeux, passez à plus de 20 mètres des troupeaux, évitez les chiens de troupeaux, reculez si les bovidés s’approchent, tenez vos chiens en laisse, fuyez ou « plongez par terre » si vous êtes chargés.
Enfin, surtout, ne caressez pas les veaux et ne vous mettez jamais entre un veau et sa mère. »

Donc, en gros, si vous vous habillez en rose fluo, que vous avez des tendances hystériques ou une tendresse irrépressible pour les veaux, restez chez vous, et passez-vous en boucle les épisodes d’Heidi ou les spots de publicité concernant la vache Milka.
C’est moins risqué.
Hé oui, les ruminants ne sont pas des silhouettes en carton pâte posées dans la montagne pour faire couleur locale…
Eu égard au fait qu’ils ont toutes les chances de finir dans nos assiettes, ils ont quelques raisons de s’énerver en voyant les randonneurs troubler leur paisible retraite à l’alpage.
Je les comprends: j’ai eu envie de mordre pour moins que cela.

La placidité bovine n’est pourtant pas une légende, Pomme, ma chienne, qui compte quelques vachettes parmi ses relations, est là pour en témoigner.

Martine Bernier

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