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Avez-vous déjà entendu parler des rubis et des saphirs du Riou Pouzouillou?
Non, ce n’est pas un lieu lointain perdu au milieu de nulle part, dans les bayous de la Louisiane ou au fin fond de l’Amazonie.
Au XIIIe siècle, ce petit ruisseau auvergnat (vous avez bien lu: j’ai écrit « auvergnat »…) était l’Eldorado des chercheurs de zircons, des pierres dures aux reflets rouges, alors taillées pour orner les bijoux.
Elles apparaissaient sous forme de parallélépipèdes, et finissaient taillées en cabochons.
Dans les alluvions de ce modeste cours d’eau, les chercheurs de trésors trouvaient leurs zircons, mais aussi des grenats, des péridots (cristaux verts), des rubis et des saphirs.
Pourquoi?
Parce que le sol volcanique favorisait ces merveilles.
Les orpailleurs s’installaient le long de la rivière, équipés de pioches, de pelles et de seau, et récoltaient les gemmes qu’ils vendaient ensuite aux orfèvres du Puy-en-Velay.
Les pèlerins de passage, venus prier la Vierge Noire, repartaient avec un bijou en zircon, tiré du Riou Pouzouillou.
Il n’y avait d’ailleurs pas qu’eux qui en étaient friands.
Ces pierres figuraient dans les trésors des papes et des rois de France.

Aujourd’hui, il n’y a plus d’orpailleur sur les rives du Riou.
Les lieux de fouilles appartiennent dorénavant à un propriétaire privé dont les vaches ont altéré le lit du ruisseau.
Mais si vous parlez avec les habitants, ils vous diront que les flancs de la montagne cachent encore le précieux zircon.
Simplement, si vous avez envie d’y aller faire un tour vous aussi, n’oubliez pas de vous renseigner pour savoir si le terrain que vous fouillez n’appartient à personne…

Martine Bernier

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