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C’est écrit dans le livre je crois le plus lu au monde: il faut trois jours pour ressusciter.
D’une douleur physique en tout cas.
Pour le reste, c’est bien plus long.
Je confirme ou à peu près: le résurrection se fait par étapes quand elle veut bien intervenir, mais commence bel et bien après le troisième jour!

Alors que la troisième aube se lève et que le pire est passé, le regard de Pomme me fait comprendre qu’elle est toujours inquiète.
La veille au soir, nous avons eu une longue conversation, toutes les deux.
Debout sur ses pattes arrières, appuyée sur mon lit sur lequel j’étais couchée, elle m’a fixée de ses petits yeux sérieux pendant d’interminables minutes.
Depuis son retour de chez mes voisins qui ont eu la gentillesse de la prendre pendant le plus dur de la crise, elle n’allait pas bien.
Il était temps que je lui montre qu’elle n’avait pas à avoir peur.
L’incroyable gravité de son regard m’a frappée.

Des visages, des voix, des mots qui me font sourire, la journée se passe ancrée dans un présent mouvant.
Et puis, en début d’après-midi, quelqu’un remet dans ma vie une chanson d’avant-hier, dont les paroles sont encore gravées dans ma mémoire.
« Actualités », de Stéphane Golmann.
Deux personnes de mes « presque proches » la connaissent comme moi.
Un texte que je n’ai jamais pu oublier, par la force de sa simplicité.
Je la chantais souvent, adolescente.

La musique aide…
Durant ces trois jours, j’ai souvent mis en sourdine celle de « Ben l’Oncle Soul », que j’écoute souvent en ce moment.
Plus tard, je me souviendrai qu’il a apporté une note d’harmonie dans des moments délicats…

Ce soir, les feux d’artifices vont résonner sur la Suisse.
Demain, ce pays qui a pansé mes blessures par deux fois fêtera sa fête nationale.

Martine Bernier

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