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Pourquoi faut-il toujours, lorsque vous avez un souci de santé, que celle-ci se dégrade exactement pendant la période de vacances de vos médecins?
Par malchance, les deux « miens » ont pris leurs vacances en même temps.
En l’occurrence, depuis deux jours, je réalise que ce n’était pas une bonne idée.

Même dans les moments les plus difficiles, Pomme a besoin de soins et d’attention.
La première sortie, à l’aube, est chancelante.
La pluie me ranime, mais les séquelles de la nuit qui vient de se passer se font sentir.

Chacun sait qu’être mal durant la nuit est plus angoissant que le jour.
Surtout quand on est seul.
Ne pas paniquer…
Essayer de comprendre, d’analyser la situation sans perdre son sang-froid.
C’est possible tant que la douleur est gérable.
Lorsqu’elle ne l’est plus, c’est dangereux.

Je réalise cette nuit que j’ai beaucoup appris au contact de ces deux médecins, pourtant très différents, qui m’accompagnent.
Ils ont réalisé tous les deux que j’avais besoin de comprendre les mécanismes de ce qui m’arrivait, et d’en connaître les causes, les options possibles.
C’est grâce à eux que j’arrive à analyser les choses, et à soupeser ce qui est sérieux et ce qui l’est moins.
Tout a été prévu, sauf un détail: l’intolérance aux médicaments.

Le jour qui se lève sur un lac couvert d’un long nuage fin me ramène à une réalité diurne plus réconfortante.
Cela ne va pas mieux, mais la lumière est revenue.

Je pense à la dernière interview que Mireille Dumas avait faite de Bernard Giraudeau.
Il avait mis des mots justes sur sa maladie, avait décrit avec lucidité et pudeur le quotidien, les angoisses, les besoins.
Chaque personne traversant un moment difficile à ce niveau pouvait se reconnaître dans ce qu’il disait.
Il expliquait notamment que le temps entre deux scanners est long, très long.
C’est tellement vrai…

Tard dans la nuit, une nouvelle lettre non signée est arrivée par l’intermédiaire du blog.
Elles sont si fréquentes que quelque chose d’étrange s’est instauré.
Aujourd’hui, j’en sais un peu plus sur ceux qui les écrivent et sur leur motivation.
Et… je les comprends.
Simplement, je n’adhère toujours pas au procédé.
Ils ont répondu à certaines des interrogations que je leur adressais pas l’intermédiaire d’Ecriplume.
Mais m’expliquer que celui dont ils me parlent a recommencé ses frasques, que celle qui vit avec lui a du souci à se faire, qu’il dissimule, se cache sous d’autres adresses email pour « brouiller les pistes » ne me touche pas ou pas dans le sens espéré. Je sais comment il fonctionne… et l’écoeurement ne m’a jamais quittée.
Pour ne pas continuer à encombrer le blog sur ce sujet, je cherche à ouvrir une page qui ne s’adressera qu’à vous, les Ombres, dont cette étrange correspondance me trouble.
J’y réfléchis, j’ignore encore comment m’y prendre.
En attendant, je vous renouvelle mon opinion: dites-leur en face ce que vous avez sur le coeur.

La journée passe, s’étire, et je n’ai toujours pas pris ma décision.
Dois-je repasser visiter les locaux de l’hôpital où vais-je essayer de franchir une nouvelle nuit loin des « pique-tout »? C’est ainsi que j’ai surnommé les poseurs de perfusions.
En début d’après-midi, j’alerte mes proches.
J’ai franchi le cap d’alarme.
Je crains de ne pas finir la journée là où je le voudrais.

Je laisse donc exceptionnellement ces quelques lignes plus tôt dans la journée, avec l’espoir de pouvoir rentrer.
Ce soir ou plus tard.
Martine Bernier

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