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Archives mensuelles : septembre 2010

Je rentre de Paris les yeux et le coeur remplis d’images, de rencontres et d’émotions.
Dès que j’aurai les photos qu’a prises mon complice, dont les talents de photographe s’affirment de jour en jour, j’écrirai les articles engrangés durant ce séjour.
Un séjour de rêve.
Je garde en moi les sublimes tableaux de Monet, l’enchantement vécu à Giverny, les retrouvailles avec Jean-Claude Dreyfus, l’humour et l’amitié de Thierry, mon téléphone qui sonnait régulièrement, me livrant la voix chaude de celui qui se préoccupe de moi, la fidélité d’Eric venu me réceptionner à Lausanne, ces milles détails qui ont imprimé ces jours.

Comme celui-ci…
Nous étions sur une terrasse de café en attente de notre prochain rendez-vous lorsque mon téléphone a sonné, affichant un numéro lausannois.
En principe je ne décroche pas s’il ne s’agit pas d’un proche, lorsque je suis en déplacement.
Là, je l’ai fait.
En entendant la voix de mon éditeur, j’ai compris que j’avais eu raison.
Depuis une semaine, les nouvelles sont excellentes concernant notre livre qui sortira dans une quinzaine de jours.
J’en parlerai plus longuement bientôt.
Je le sens content et cela me fait plaisir.
Et là, en plein Paris, il me propose une nouvelle aventure.
Je suis à la fois flattée, touchée et un peu surprise d’une telle chance.
Nous avons rendez-vous ce week-end pour parler de nos projets et des prochains événements.
Et cette fois, je serai accompagnée…
Trois livres seront en chantier.
C’est fou…
Aurais-je un jour pensé que ma vie serait aussi riche, aussi passionnante?

Ce matin, Pomme me revient.
Pour elle, mes absences ne sont pas tristes: elle a retrouvé un couple de mes voisins qu’elle apprécie autant que moi.
Mais les retrouvailles sont tendres et expressives.
Elle se love dans mes bras, me donne de joyeux coups de langue, semble rire aux éclats.

Mais la réalité me rattrape.
Il a suffi que je m’absente deux jours pour que je sois submergée.
151 mails d’un côté, 25 de l’autre, un énorme colis de livres à lire et présenter, trois autres, plus petits, de livres toujours, des lettres, des coups de téléphone, des appels, les articles…
L’impression de vider la mer à la cuillère.
Mon bureau ressemble à un capharnaüm.
Je m’attaque à la pile de papiers, aux choses les plus urgentes, aux messages d’amitié, toujours prioritaires pour moi.
Toujours avec la chaude et rassurante présence de Celui qui m’accompagne.

Je n’ai vu jusqu’ici qu’un aperçu des photos de Thierry.
Juste assez pour réaliser qu’il a un « regard » et l’humilité des « bons ».
J’ai hâte de voir ses photos pour pouvoir commencer l’écriture…

Martine Bernier

Au train Bleu, gare de Lyon, je vais m’installer dans l’un des salons après avoir déjeuné dans la salle somptueusement décorée.
Ici, l’ambiance est au travail.
Des hommes d’affaires tiennent leurs réunions, d’autres remplissent des grilles de chiffres, d’autres passent des entretiens.
De mon côté, je prends place face à la grande baie vitrée donnant sur la ville, et j’écris.
Ici j’exècre mes souvenirs liés à un être sans conscience.

J’écris… j’écris… lorsque mon regard est attiré par un client étrange blotti à l’extrémité d’une banquette, non loin de moi.
Un chat blanc et beige, très calme, termine sa toilette avant d’entamer une sieste que rien ne semble pouvoir troubler.

Dans un premier temps, je pense qu’il accompagne une dame âgée assise non loin de lui.
J’ai bien dit « accompagne » et non « appartient ».
Un chat, c’est bien connu, n’appartient à personne.

Mais non… elle se lève et part sans lui prêter attention.
Pas plus qu’il ne la regarde, d’ailleurs.
Il reste là, dans l’indifférence générale, vit sa vie de chat sans faire attention à qui que ce soit.
Personne ne le caresse, et il ne demande rien.

Alors qu’un serveur passe près de moi, je lui pose la question:

- Monsieur… vous connaissez ce chat?
- Oui, c’est le chat de la maison.

Il sourit et s’éloigne.
Je continue à regarder le chat rêveusement.
Il dort toujours sur la banquette , levant de temps en temps un sourcil et entrouvrant un oeil pour observer ce qui se passe autour de lui.

Difficile de ne pas penser à la phrase qui dit qu’un chat est plus attaché à un lieu qu’à un maître.
Il en est la preuve vivante.

Martine Bernier

Je passerai du temps à écrire des articles dignes de ce nom sur ce que nous venons de vivre à Paris aujourd’hui, mon complice et moi.
Mais au terme d’une journée incroyablement riche en émotions, il ne m’est pas possible de laisser la nuit s’écouler sans effleurer deux des événements majeurs de ces dernières heures.

La rétrospective Monet dont je rêvais a été un bonheur pur, une immersion inoubliable dans le monde de ce peintre gigantesque.
Un formidable coup de coeur artistique…

Ce soir, je retrouvais un acteur que j’aime beaucoup, avec lequel j’ai une belle relation.
Après l’interview, nous allions l’applaudir au théâtre.
Un nouveau choc….
Sa prestation d’acteur a été magnifique.
De tout cela je parlerai dans la semaine.

La nuit était tombée lorsque Thierry et moi sommes allés terminer la soirée dans un restaurant italien.
La très belle amitié que nous avons la chance de partager s’épanouit dans ces moments privilégiés qu’il me permet de vivre et qu’il partage avec moi.
Le fait d’avoir aujourd’hui dans ma vie des hommes fiables et bons, chacun dans un rôle bien dessiné, me redonne le goût de l’Etre humain, simplement.

Paris était à la hauteur de sa réputation, aujourd’hui.
Et demain… Giverny nous attend.
Un nouveau rêve me permettant d’entrer dans la maison et le jardin de Monet, en compagnie du jardinier actuel.

Martine Bernier