septembre 2010
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Archives quotidiennes : 4 septembre 2010

Ils vont finir par la faire exploser, cette petite Belgique… et c’est bien ce qu’ils avouent vouloir les partis neerlandophones purs et durs…
Hier, nous apprenions que « le chef du parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, pressenti pour devenir premier ministre, a jeté l’éponge après le rejet par le principal parti de Flandre, le mouvement indépendantiste N-VA, d’une ultime proposition de compromis. »
L’un de mes amis Belges venait de me dire l’inquiétude qui naissait une fois encore dans le pays suite à l’échec de la mission d’Elio Di Rupo.
J’ai suivi la page spéciale consacrée à l’événement sur le site de la RTB (Radio Télévision Belge).
Il était très clair que le pays nage en plein chaos.
La conférence donnée par Di Rupo était très attendue.
Je l’ai suivie en direct et j’ai trouvé ses propos très cohérents.
Il semblait vraiment que, avec son équipe et les autres partis présents, ils aient tout tenté pour mettre en place des mesures satisfaisantes pour les citoyens flamands qui demandaient, par voie de votation, « davantage d’autonomie, notamment financière, pour la Flandre ».
Mais deux partis, dont les Indépendantistes, ont refusé, faisant capoter la mission.
Elio Di Rupo a présenté sa démission au roi qui réserve sa décision pour l’instant.

Et moi, ignare en matière de politique belge qui fut pourtant mon pays de naissance, je songe…
Les partis ne sont-ils pas censés oeuvrer pour le bien de la population et du pays?
Là, clairement, deux d’entre eux souhaitent le mener à la cassure.
Pourquoi est-ce permis?
Comment peut-on accepter une telle chose sans rien pouvoir faire?
Est-ce vraiment ce que veulent leurs électeurs?
Mais que se passera-t-il après?

J’ai le coeur serré pour ce pays qu’aimait mon père.
Lui qui me racontait l’Histoire avec des mots presque tendres, mais durs quand il parlait des colonies.
Il abhorrait l’asservissement, n’aimait pas les conflits.
Mais il aimait son pays qu’il nous faisait visiter de long en large en apprenant les traditions.

Un des intervenants a relevé hier quelque chose de très révélateur.
Il a expliqué qu’après les dernières élections, les ministres ont dit qu’ils allaient « essayer de ne pas rater leur mission » plutôt de dire qu’ils allaient se battre pour réussir.

Y a-t-il encore quelqu’un pour croire assez en la Belgique, aujourd’hui, pour pouvoir la sortir de la crise?
Il le mérite pourtant, ce petit pays-là…

Martine Bernier