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Au cours de ces dernières années, alors que j’habitais encore dans le canton de Vaud, j’avais un facteur que j’aimais beaucoup.
Lorsqu’il a commencé à entrer dans ma vie, il n’avait pas trente ans.
Frédéric était grand et costaud, très doux, gentil, souriant.
Petit à petit, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier.
Il aimait bien me monter mon courrier et venir me faire un brin de causette.
Il me parlait de son épouse, qu’il adorait, de sa petite fille.
Un jour cette dernière est tombée gravement malade.
Il est venu se confier, m’a expliqué les longs traitements, l’angoisse…
Jamais il ne se plaignait, il restait toujours optimiste, d’humeur égale.
Je l’écoutais, je saluais leur courage, à lui et à sa femme, je lui ai donné des livres pour sa petite fille.
Lorsque j’ai quitté la Suisse pour partir en Bretagne, nous nous sommes dit au-revoir.

Au mois d’août dernier, alors que nous étions en voiture, en route pour un reportage, Eric m’a demandé le nom du facteur avec lequel j’avais eu une si jolie relation.
Je le lui ai dit et lui ai demandé pourquoi.
Il m’a répondu:
- Je crois qu’il est décédé…

J’ai eu un tel choc que je suis restée sans voix.
Il avait 34 ans.
Une maladie épouvantable… et un départ totalement injuste.
Cette nouvelle m’a fait très mal.
Je suis rentrée en contact avec son épouse qui doit désormais faire face seule.

Un tel drame me bouleverse.
Je repense à la chanson de Moustaki, « Le facteur ».
Je la dédie à ce jeune homme qui manque à tous ceux qui ont pu le côtoyer et qui était simplement un adorable humain…

Martine Bernier


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