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Archives quotidiennes : 25 octobre 2010

La critique n’était pas bonne pour ce film que nous avons été voir ce soir.
« Les petits mouchoirs », de Guillaume Canet.
Et une fois encore, je ne suis pas d’accord avec la dite critique.
Une critique est subjective.
Là où les « experts » en cinéma se disaient déçus, nous avons aimé.
La salle était totalement comble, chaque siège était occupé.
Le public réagissait… des cris en début de film, des rires par endroits, de longs silences à d’autres.
L’histoire est celle d’un groupe d’amis d’enfance largement trentenaires.
L’un d’eux a un accident de moto et se retrouve dans état critique à l’hôpital.
Tous vont le voir, le coeur lourd, mais décident malgré tout de partir en vacances, là où ils se retrouvent chaque année tous ensemble, et où il retrouvent Jean-Louis, le solide et sage ostréiculteur qu’ils connaissent depuis leur jeune âge.
Au fil des 2h30 de projection, leur quotidien se déroule, leurs secrets se dévoilent.
Jusqu’au jour où la réalité vient bouleverser leur quiétude.

Le film est servi par d’excellents acteurs: François Cluzet, Marion Cotillard, Valérie Bonneton, Benoît Magimel, Louise Monot, Laurent Lafitte, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, anne Marivin etc…
Et Joël Dupuch, qui n’est pas vraiment comédien, mais qui joue son rôle d’ostréiculteur avec une telle présence qu’il est considéré comme la révélation du film.

Dans ses interviews, Guillaume Canet a expliqué s’être inspiré de sa propre histoire pour écrire ce scénario.
Des vacances avec ses proches partis sans lui alors qu’il était à l’hôpital, seul.
Il avait alors fait le point sur sa vie, ses amis absents alors qu’il avait le plus besoin de lui.

Ce film a évidemment un écho profond en moi, en regard de ce que j’ai vécu au cours de ces deux dernières années.
Des événements qui laissent des blessures inguérissables.
Mais il a aussi cette légèreté, cette tendresse touchantes.

Les critiques n’ont pas aimé.
Il faut croire que le public, qui répond présent en masse à l’invitation de Canet et de sa bande, n’a pas la même notion du navet.

Martine Bernier