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Lundi matin.
Il est 3h30 lorsqu’il se lève doucement en essayant de ne pas me réveiller.
Mission impossible, je ne le laisserais jamais partir ainsi, seul.
La route est longue pour lui, son travail l’attend.
Dehors, il fait étonnamment doux, presque chaud.
Un vent puissant renverse tout sur son passage, arrache les branches les plus faibles.
Un dernier regard, un dernier signe, sa voiture s’éloigne dans la nuit.
Pomme et moi rentrons dans l’appartement.
Je sais que je ne dormirai plus.
Donc, débordée de travail, j’écris.

Quelques heures plus tard, le jour se lève lentement…
Un jour étrange…
Le vent souffle toujours en rafales.
Et l’obscurité cède la place à une lumière dorée aux reflets roses.
J’éteins pour mieux en profiter.

La journée est remplie, très remplie.
Je travaille jusqu’à l’heure de mon rendez-vous avec mon amie éditrice et sa belle-fille.
Nous partons déjeuner au bord du lac, côté français.
Nous lions amitié et travail depuis des années, dans la plus parfaite harmonie.
Alors que l’un de mes livres, dont je parlerai bientôt, sortira dans quelques jours, et que plusieurs autres me sont commandés, je repars dans le « Guide des Enfants en Suisse ».
Ce guide est l’un de mes bébés, créé avec mon amie voici plusieurs années déjà.
Le retrouver chaque année pour les remises à jour est un petit bonheur.

En fin de journée, je réponds à un courrier qui me touche particulièrement.
Depuis la veille, j’ai retrouvé ma plus ancienne amie d’enfance, qui a renoué contact grâce à Ecriplume.
Ce blog m’a apporté des cadeaux inestimables…
Il existe entre elle et moi un lien que le temps n’a pas réussi à altérer.
La vie nous a séparées, nous nous sommes revues quelques fois, en Suisse, en France… séparées à nouveau… Et retrouvées…
Nous nous reverrons avant la fin de l’année.
Un bonheur.

Ce week-end, mon compagnon et moi avons été intrigués de voir une colonie de coccinelles chercher à entrer dans la chambre.
Comme l’an dernier où, à mon arrivée ici, j’avais baptisé l’endroit « La maison aux coccinelles ».
Elles sont revenues.
L’hiver approche, il leur faut un endroit pour finir leurs jours, sans doute.
Elles sont entrées et… elles ont disparu.
Ce matin, je réalise qu’elles sont bel et bien là, squattant le mur de la chambre.
Une dizaine de petits points noirs et immobiles.
Je les laisse en paix…

La nuit tombe…
Bernard Clavel a terminé son chemin parmi nous et est parti vers un autres destin.
Les coccinelles ont rejoint leur campement de nuit.

Martine Bernier

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