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Aujourd’hui, c’est Halloween.
Je fais partie de ceux qui n’en ont absolument rien à faire, du moment que les enfants du quartier se désintéressent de cette fête anglo saxonne.
Parmi ceux qui sont dans mon cas, nous trouvons la population d’une trentaine de villes d’Italie.
Eux ne fêtent pas Halloween parce qu’ils sont concentrés à célébrer… Holyween !
Une tradition nouvelle créée notamment par Sara Bidinost, étudiante de 23 ans.
Le groupe qu’elle a formé avec quelques amis a lancé l’initiative de ces « Sentinelles du matin ».
Les jeunes fidèles catholiques sont priés d’afficher sur leur balcon et leurs fenêtres des affiches de saints, dans le but de célébrer la veille de la Toussaint.
Seulement voilà…
Si Holyween, pour ses créateurs, est une façon de célébrer la veille de la Toussaint et de partager cette soirée avec d’autres jeunes de la même religion, pour d’autres, c’est un moyen détourné de détrôner Halloween, de tradition païenne.

Et zou, comme chaque année, donc, des voix grondent contre cette fête plutôt inutile, avouons-le, peuplée de squelettes et de zombies à l’oeil torve.
D’autres la voient comme une fête folklorique, un grand bal masqué sans danse, doublé d’une quête enfantine de friandises et d’exclamations admiratives sur les déguisements choisis.

Pour ma part, je le répète, Halloween ne m’a amusée que lorsque j’habitais dans un village où les enfants venaient sonner aux portes.
J’adorais les découvrir dans leurs terrifiants oripeaux.
Il y avait la catégorie de ceux dont les parents avaient les moyens d’offrir des déguisements achetés tout préparés à leur progéniture.
Et puis il y avait les autres, qui se déguisaient avec les moyens du bord.
Mes préférés.
Je garde un souvenir amusé du jour où j’ai ouvert ma porte, armée de mon panier de bonbons, pour découvrir deux charmantes petites sorcières, accompagnées par deux personnages troublants.
L’un d’eux avait été au plus simple: un drap blanc dans lequel il avait découpé deux trous qu’il tentait vainement de maintenir à hauteur des yeux, tout en s’empêtrant dans la longueur du drap.
L’autre avait dû réquisitionner toutes les bandes velpo de sa famille et de ses voisins pour se transformer en momie dont les mouvements avaient la souplesse de ceux d’un Frankenstein après un 5000 mètres.
Son déguisement était très réussi, et je le lui ai dit.

Une voix d’outre-tombe m’a répondu:
– Merci, madame. J’ai juste oublié de faire un trou pour la bouche, j’ai un peu de mal à respirer. Et mon frère a serré trop fort les bandages, je n’arrive pas à bouger les bras. Alors si vous pouviez donner les bonbons à ma petite soeur, ça m’arrangerait…

Martine Bernier

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