décembre 2010
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Archives mensuelles : décembre 2010

Allons bon, demain, nous changerons d’an.
Nous revoilà au seuil de ce que je considère comme la fête la plus insipide et la plus bête de l’année.
Je ne comprendrai jamais pourquoi le passage d’une année à l’autre est source de liesse alors que le fil des événements, de l’actualité, des mécontentements, restera le même.

2011 aura son lot de joies et de peines, de bonnes et de mauvaises nouvelles, de grèves, d’impôts, de maladies, de mauvaise-foi, de déception, de grands et de petits bonheurs, de témoignages d’amour et de tendresse, de surprises du destin, bonnes ou mauvaises là-aussi.
Celles et ceux qui ont été brisés continueront à essayer de réapprendre à respirer tandis que les bourreaux d’opérette clameront toujours les mêmes discours indécents, claironnant « qu’il faut regarder devant ».
Ce qui est fort commode pour oublier de se regarder en face.

Tirer des feux d’artifices et faire de petits bonds de joie sur les coups de minuit n’y changera rien, le monde est ainsi fait.

Pour la première fois, je passerai ce cap avec Celui qui m’accompagne.
2010 nous a permis de nous rencontrer, nous a offert un incroyable cadeau .
2011 nous permettra peut-être de réaliser nos projets communs, si le Ciel ne nous tombe pas sur la tête.

Mais au fait, peut-être suis-je trop réaliste, par moments.
Cette joie que certains ressentent à l’idée de passer le Nouvel An, sans doute devrais-je la regarder avec le sourire.
Elle porte un nom, dans notre langage universel, reflète un sentiment bien humain.
L’espoir…

Martine Bernier

C’est la troisième fois que Pomme et moi allons passer quelques jours chez Celui qui m’accompagne, à 2h30 de notre nid.
Cette fois, comme nous étions quatre à reprendre la route en même temps, dont deux nous quittaient en chemin pour rejoindre une autre destination, le départ a été un peu mouvementé.
Fatiguée, ma demoiselle Mogwaï s’est couchée dans son panier le plus confortable, installé à l’arrière de la voiture, et a profité du voyage en regardant passer les arbres et les maisons.
Le retour dans l’appartement qu’elle ne connaît pas très bien est toujours source de sentiments mitigés pour elle.
Tant que Celui qui m’accompagne y est, elle vâque à ses occupations sans trop s’éloigner de nous.
Dès qu’il quitte l’appartement, elle ne me quitte plus d’une semelle, ne joue plus, reste collée à moi quoi que je fasse.

Elle a surtout une ennemie jurée: la machine à laver.
En Suisse, comme la buanderie est au sous-sol, je n’y reste pas suffisamment longtemps pour qu’elle en ait peur.
Elle aime s’asseoir devant la vitre et regarder tourner le linge jusqu’à ce que je lui demande de remonter avec moi.
Ce matin donc, elle s’est installée devant la machine et a regardé pendant que je travaillais.
Elle est resté ainsi longtemps… longtemps….
Jusqu’à ce que la maudite se mette en mode essorage.

Un bichon havanais, Pomme en particulier, est un petit chien courageux.
Il n’a pour ainsi dire peur de rien s’il a bien été sociabilisé, ce qui est son cas.
Mais là, entendre la bête blanche hausser le ton ne lui a absolument pas plu.
Dans un premier temps, elle a filé comme un lapin, venant me chercher pour que j’aille constater la situation.
Je l’ai rassurée, lui ai montré qu’elle n’avait rien à craindre et suis repartie dans la pièce d’à-côté.
Pomme m’a suivie, s’est installée à côté de moi, louchant vers la porte et allant de temps en temps passer sa tête par l’entrebaîllement pour voir si tout se passait bien.
Décidément curieuse, elle a fini par retourner s’asseoir devant l’aquarium tournant pour continuer à profiter du spectacle.
Et… ce qui devait arriver est arrivé: l’essorage a recommencé.
Cette fois, la réaction de mon Mogwaï a été différente.
Elle a jappé, puis aboyé copieusement.
Je suis allée la rejoindre et je l’ai découverte bien campée sur ses pattes, haranguant la machine.
Le programme s’est arrêté pour passer à un mode plus doux.
Persuadée d’avoir eu le dernier mot et d’avoir fait taire le monstre, Pomme a poussé un dernier japement menaçant, m’a regardée fièrement, est passée devant moi et a quitté la pièce.

Ce chien est un cas.
J’aurais dû la photographier…
Sainte Pomme terrassant le dragon.

Martine Bernier

A New-York, nous racontent les médias, les habitants ont chaque année la possibilité de détruire leurs mauvais souvenirs en les déposant dans une déchiqueteuse géante, le « Jour du bon débarras ».
Vous notez votre pire souvenir sur une feuille et hop, le tour est joué.
Pas bête.

A deux jours de la fin de l’année, je préfère, pour ma part, ne pas oublier tous ceux qui ont compté dans ma vie cette année encore.
Ils se reconnaîtront, j’espère.
Qu’ils soient en Suisse, en France, en Belgique ou ailleurs, je leur envoie une pensée de tendresse…
Et mentalement, je jette dans broyeuse le souvenir de ceux qui, eux aussi, se reconnaîtront sans doute.

Tiens, finalement, les Américains ont de bonnes idées.
Symboliquement, cela fait un bien fou!
Un mauvais souvenir que vous déchiquetez pour ne plus qu’il vous broie le coeur.
Essayez, vous verrez…

Martine Bernier