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Cela se passait voici quelques semaines.
Nous étions arrivés un peu tôt et avions une demi-heure à « tuer » avant la séance de cinéma.
Il faisait un froid de loup, un vent glacial.
Je grelottais.
Nous nous sommes engouffrés dans le premier café venu, le plus proche du cinéma.
Les tables étaient pratiquement toutes occupées, l’ambiance était bruyante.
Nous nous sommes installés dans un coin et avons patienté.
Le patron était énervé, à peine poli avec ses clients.
Trop de monde à servir en même temps.

Et puis soudain…

Un jeune homme blond s’est approché de lui, tenant la carte à la main.
Il a essayé de lui montrer ce qu’il souhaitait commander.
Le patron, stressé et de plus en plus désagréable, a haussé les épaules, l’a interrogé avec rudesse.
Comme son interlocuteur lui répondait uniquement en lui montrant une ligne sur la carte, il a fini par se détourner en le traitant de c..
J’ai suivi le jeune homme des yeux.
Il est retourné s’asseoir près de sa compagne et de sa petite fille.
Et là… ils ont communiqué, par signes.
Il était visiblement sourd-muet.
La tristesse qui se lisait sur ces trois visages m’a prise à la gorge.
J’ai regardé Celui qui m’accompagne, qui avait suivi la scène, lui aussi.
Je lui ai dit: « On s’en va? »
Et nous sommes partis, sans attendre d’être servis.

Je ne mettrai plus jamais les pieds dans cet endroit.
Je comprends le stress, la fatigue.
Pas la stupidité ni la grossièreté.
Désormais, je préférerais geler sur place plutôt que de retourner dans ce lieu d’Evian où le patron est capable de se comporter de cette manière.

Martine Bernier

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