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Archives quotidiennes : 26 février 2011

Modigliani, tout le monde le connaît.
Né en 1884, en Italie dans une famille de marchands juifs, il a suivi l’école des Beaux-Arts de Livourne d’abord, puis celle de Florence, après une interruption d’un an due à une maladie.
En 1906, il s’installe à Paris, fréquente notamment Pablo Picasso, Jean Cocteau et Max Jacob et présente un travail dans lequel se retrouve l’influence de Toulouse-Lautrec, des peintres fauves et de Paul Cézanne.
Mais lui aime particulièrement le portrait et le nu féminin.
Ses créations vont lui permettre de développer un style très personnel.
La peinture s’était enrichi d’un nouveau talent.
Jusqu’au jour où une rencontre avec Constantin Brancusi, l’incita à se consacrer à la sculpture.

 

En 1912, il présenta pour la première fois ses sculptures, pour la plupart inspirées à la fois de l’art Africain et de la sculpture grecque.

Regardez…
A gauche, la célèbre « Tête de Femme » qu’il a sculptée est un chef-d’oeuvre.
Pour ma part, c’est au Louvre que j’ai compris vraiment où il puisait les racines de son art.
Et particulièrement devant la « Tête des Cyclades » (à droite), ce visage plat ne comportant qu’un nez.
Un visage lisse, pur, d’une sobriété absolue, mais si beau.
Il fait irrésistiblement penser à l’oeuvre de Modigliani, tout certaines têtes de femmes tirées de l’art africain.

Au début du mois de janvier 1920, l’artiste voit sa santé se détériorer.
L’un de ses amis, le peintre Manuel Ortiz, s’inquiète de son absence et le retrouve chez lui, dans un état désespéré, tenant la main de sa compagne Jeanne enceinte de près de neuf mois.
Le médecin ne pourra rien faire: son patient meurt d’une méningite tuberculeuse le 24 janvier.
Incapable de supporter ce drame, sa compagne se donne la mort deux jours après, en se défenestrant.
Amadeo Modigliani est enterré au Père Lachaise.
Comète dans le ciel artistique, il a laissé des oeuvres majeures…

Martine Bernier

Le marché d’Evian, en hiver, est plus modeste qu’en été.
Mais il reste pittoresque grâce à certaines de ses échoppes, à certains de ses marchands.
Parmi eux, Monsieur Paul.
Il était à peine 9 heures du matin lorsque nous sommes arrivés.
Une halte auprès du vendeur de plantes médicinales, une autre chez la maraichère… et nous sommes arrivés devant la devanture de Monsieur Paul.
Saucissons et fromages de la région: pour la production, il travaille en famille.
Mais lorsqu’il s’agit de la vente, monsieur Paul travaille seul.
Il faut dire que sa gouaille et sa faconde lui attirent en une heure à lui tout seul plus de clients que l’ensemble des échoppes en une journée.
Lorsque nous sommes arrivés, il était en mode conversation avec son voisin, vendeur d’ail et d’épices.
Dès qu’il nous a vus, il s’est animés.
– Venez, je vous fais goûter!
Tout y est passé, du saucisson aux chanterelles à celui au beaufort, en passant par « la marmotte », « les miches de la cousine » et l’extra-maigre.
Certains de ses produits portent des noms colorés qui amusent les clients…
Voyant que nous apprécions, il a ouvert une bouteille de rouge (oui, j’ai bien dit à 9h!), fait goûter ses fromages, Beaufort et Abondance ainsi qu’un Comté de derrière les fagots.
Si j’ai décliné l’offre pour le vin rouge, Celui qui m’accompagne n’a pas voulu être malpoli…
Tandis qu’ils devisaient sur tout et n’importe quoi, j’entamais la conversation avec un retraité Belge venu s’établir dans la région depuis quelques années.
C’était un matin léger sur le bord du lac décidément bien gris en ce moment.
Le ciel était bas et blanc, mais les passants riaient des plaisanteries parfois douteuses de Monsieur Paul.
Nous sommes repartis avec un sac rempli de saucissons et de fromages.
Ses prix ne sont pas des plus bas… mais c’était un vrai moment de convivialité et de rire comme on n’en vit pas dans les grandes surfaces.
De ceux qui nous font adorer les marchés.

Martine Bernier