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Un jour, Marcel Proust (1871 — 1922) écrivit « A la recherche du temps perdu ».
Dans ce livre, l’un des personnages, l’écrivain Bergotte, visite une exposition où est accrochée une toile de Vermeer « La vue de Delf », l’un des deux seuls paysages connus de l’artiste.
Le court passage consacré au tableau suffit à rebooster sa célébrité…

Nous savons peu de choses de Vermeer (1632 — 1675), si ce n’est qu’il était peintre, qu’il vécut à Delf et qu’il vivait dans la gêne.
A un point tel que sa veuve, après sa mort, a dû abandonner deux de ses peintures au boulanger pour acquitter la dette du ménage.

En vingt ans, Johannes Vermeer a peint environ 45 tableaux dont certains ont disparu.
Dans sa ville hollandaise, on disait de lui qu’il était un précurseur en matière de peinture, de pigments rares utilisés.
Avec une patience infinie, il réalisait des oeuvres aux couleurs si belles qu’elles semblent toujours accrocher la lumière.
Avec lui sont oubliées les broderies, les pierreries éclatantes des costumes.
Lui donne de la noblesse aux objets les plus modestes…
220pxjohannesvermeer16321675thegirlwiththepearlearring1665.jpgPourtant, tout son talent n’a pas empêché que Vermeer a été oublié pendant un siècle.
Aujourd’hui, il est reconnu comme étant l’un des grands maîtres de la peinture flamande, au même titre que Rembrandt.

Espérons pour eux que les descendants du boulanger ont eu le nez de conserver les toiles qui réglaient la dette de Mme Vermeer…

Martine Bernier

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