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Ne passez pas devant un tableau sans le regarder vraiment.
Il arrive que certains d’entre eux soient de véritables énigmes.
Comme « Les Ménines », que Diego Velazquez (1599-1660) a peint quelques années avant sa mort, et que vous pouvez voir au musée du Prado, à Madrid.
Il est considéré comme le plus complexe et le plus mystérieux de ses portraits.
Lui qui fut le peintre officiel de la cour de Philippe IV d’Espagne a représenté la fille du roi, l’infante Marguerite, âgée de cinq ans.
Elle se trouve au milieu de la scène, entourée de ses demoiselles d’honneur appelées les ménines.
Simple?
Non.
Le peintre s’est livré à un jeu trompeur avec la perception que nous pouvons avoir de son tableau et des relations entre les personnages.
Lui même s’est représenté à gauche, peignant une grande toile.
Mas il n’y peint pas l’infante puisqu’il se trouve derrière elle.
Qui peint-il, dans ce cas?
La réponse se trouve dans le miroir placé au fond de la pièce: il reflète le roi et la reine, posant pour lui… et occupant la place des spectateurs que nous sommes.
Leur fille n’est entrée dans la pièce que pour les regarder.
Ce tableau est d’une intelligence et d’une complexité sidérantes.
Et est pour moi l’une des démonstrations de la richesse des toiles de ce siècle…

Martine Bernier

Dominique Rougier dit :

C’est ‘royal’ ,Van Eyck a également utilisé le miroir dans son tableau ‘Portrait de Giovanni’. Merci de m’avoir expliqué de tableau ci. :)

ecriplume dit :

Oui, Van Eyck était aussi un maître dans le genre! Et nous parlions de ce tableau hier soir. Il pourrait bien se retrouver sur Ecriplume un jour ou l’autre!

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