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J’aurais dû en parler plus tôt, mais je n’en ai pas eu le loisir.
Trois phrases dans les journaux télévisés, quelques articles dans la presse écrite ou sur Internet, c’est tout ce qui a salué le décès de Christianne Desroches-Noblecourt, le 23 juin dernier, à l’âge de 97 ans.

Une grande dame.
Elle a terminé sa vie dans une maison de retraite, elle qui a été la première femme égyptologue.
Une femme passionnée par son métier, par cette civilisation qui la captivait.
Personne ne doit ignorer qu’elle est celle qui, en 1954, soutenue par l’UNESCO, a sauvé des eaux du Nil les grands monuments de Nubie que menaçait la construction du barrage d’Assouan, en Haute-Egypte.
Si elle n’avait pas été là, vous n’auriez sans doute plus l’opportunité de voir les temples d’Abou Simbel et Philae tels qu’ils sont aujourd’hui.
C’est elle aussi qui a organisé la grande exposition consacrée à Toutankhamon, à Paris, en 1967.
Exposition qui a accueilli plus de 2 millions de visiteurs.

Sur la quinzaine de livres qu’elle a écrits, j’en ai lu quelques-uns.
Son « Ramsès II » a été un succès auprès du public, il mérite d’être relu.
Car elle ne romançait pas: elle contait, livrait des récits clairs et sérieux, passionnants comme pouvait l’être cette femme au caractère bien trempé, courageux.

Pour moi, elle était de la trempe des Alexandra David-Neal.

Martine Bernier

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