juin 2011
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Catégories

Les fables et les fabulistes ont droit aux honneurs des manuels de littérature.
Mais personne n’a jamais pris la peine de définir les règles de la fable-express.
On ne sait même pas qui est celui qui, le premier, a réduit la fable classique à sa plus simple expression et en lui ajoutant une moralité pas du tout morale, sous forme, de préférence, de calembour.

J’en ai retrouvé quelques-unes qui me fait regretter de ne pas en lire plus souvent:

« Un mari quelque peu volage
Le lendemain de son mariage
Tua sa femme a son réveil
Moralité:
La nuit souvent porte conseil »

« Pépin le Bref est mort depuis bientôt mille ans.
Moralité:
Quand on est mort, c’est pour longtemps. »

Celle-ci, dédiée à Giuseppe Verdi, écrite par un certain Willy:

« Que nul n’entre chez moi! dit l’auteur du « Trouvère »
Et pour faire observer la consigne sévère
Il avertit sa bonne, un monstre au traits hideux.
Moralité:
La bonne à Verdi en vaut deux. »

Du même auteur, que j’aime décidément beaucoup:

« Prêtre chinois au teint de bronze
La conteuse dont il s’éprit
Entassait récit sur récit.
Moralité:
Les bons contes font le bonze ami. »

Tristan Bernard a fait court et efficace:
« Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre.
Moralité:
L’un d’eux s’ennuyait au logis. »

Et le plus affûté, au style serré et à la fin… piquante, de Boris Vian:

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Moralité:
Concentrique. »

Outch!

Martine Bernier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>