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Des cadeaux comme celui-ci, on aimerait en recevoir souvent!
Le Musée d’art moderne de la ville de Paris va hériter de 61 œuvres du peintre et sculpteur Giorgio de Chirico (1888-1978).
Comment cela, vous ne connaissez pas?
Mais si, voyons…
Cet artiste italien à l’univers si personnel, si énigmatique, dont une grande rétrospective au Musée d’Art Moderne avait fait couler beaucoup d’encre en 2008.
C’est le peintre de cette nationalité le plus connu du Xe siècle, novateur dans sa manière de peindre.
Tout ou presque est « anormal » dans ses oeuvres, depuis la couleur de ses ciels verts ou jaunes, à la disproportion des sujets en passant par les ombres interminables.
De Chirico ne se comprend pas, il se reçoit, se ressent.

Et bien figurez-vous que la Fondation Giorgio-et-Isa-de-Chirico a accepté de remettre à la ville 30 peintures, 20 dessins et 11 sculptures du peintre, conformément au testament de la veuve de l’artiste.
Il a fallu longtemps pour trouver un terrain d’entendre, mais un accord a été trouvé entre la municipalité et la Fondation.
Mais pourquoi les oeuvres d’un peintre italien sont-elles offertes à Paris, me direz-vous?
Parce qu’il y a vécu entre 1911 et 1915, et y a créé ses toiles « métaphysiques » pour lesquelles le Tout-Paris d’avant-garde avait eu un grand coup de coeur.
Apollinaire et Picasso avait aimé son travail, mais il avait ensuite été très décrié par ces surréalistes qui l’avaient adoré.

Qu’importe: il a suivi son chemin, a peint comme il l’entendait.
Et c’est tant mieux.

Martine Bernier

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