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Il avait fait extrêmement chaud toute la journée.
La soirée s’annonçait lourde… et longue!
La dernière soirée avant l’arrivée de Celui qui m’accompagne, avec lequel je resterai pendant près de deux mois.

Je n’ai éteint la lumière que vers minuit, incapable de me séparer d’un livre qui me captive en ce moment.
Dix minutes plus tard, j’ai rallumé.
Un vent d’une violence étonnante s’était levé.
Pomme regardait la porte de la chambre avec inquiétude.
J’avais laissé quelques fenêtre entrebâillées, et le vent hurlait à la fois en dehors et dans l’appartement.
J’ai été refermer les fenêtres.
Dehors, les arbres ployaient sous le souffle, mais il ne pleuvait pas.

Retour à la case départ et extinction des feux.
Mais le vent soufflait toujours depuis l’intérieur!
L’appartement est grand… j’en ai refait le tour pour constater que j’avais oublié une fenêtre.
Un coup d’oeil à l’extérieur m’a appris que, cette fois, il pleuvait à torrents.

J’ai regardé Pomme qui m’attendait, assise dans son panier: « C’est bon, cette fois, j’ai tout fermé. Tu peux dormir! »

Ré extinction des feux.
Une demi-heure plus tard, un énorme coup de tonnerre m’a réveillée en sursaut.
Pomme, qui n’a toujours pas peur de l’orage, a eu droit au même réveil.
La tempête se déchaînait à tel point que la maison semblait trembler.

Cette fois, je n’ai pas pu résister, il fallait que j’aille voir de plus près.
Depuis mon bureau, porte-fenêtre ouverte, j’ai profité d’un spectacle magnifique.
Des trombes d’eau, un vent à décorner les boeufs, et un orage somptueux!
Dans mes bras, Pomme regardait avec un intérêt passionné.
Oui, je sais, mon chien est aussi fou que moi!
Nous avons passé une grande partie de la nuit à suivre l’évolution de la tempête dont le bruit était presque assourdissant.

Au petit matin, le paysage était à peine humide, et la chaleur était revenue.
Seul signe d’une nuit mouvementée: trois jardinières de géraniums appartenant à mon voisin, étaient tombées du premier étage pour atterrir dans le jardin.
Il me les montrait, navré, me rappelant que, à peine dix jours plus tôt, une autre de ses suspensions avait subi le même sort.

Je suis allée inspecter nos « Jardins Suspendus ».
Celui qui m’accompagne les a solidement arrimés;
Aucun dégât, pas même une tomate décrochée ou une corolle arrachée…

Je me suis remise à mon clavier.
Il me reste des articles à écrire avant l’arrivée de mon capitaine.
La journée va sembler longue.
A moins qu’un petit orage ne vienne l’écourter?

C’est du moins ce que je pensais ce matin.
C’était sans compter la surprise que m’a faite Celui qui m’accompagne, en arrivant beaucoup plus tôt que prévu.
Joli vendredi!

Martine Bernier

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