Le sidérant culot.

En regagnant la voiture où m’attendait Celui qui m’accompagne, j’ai vu une jeune femme penchée vers lui et lui parlant par la portière grande ouverte.
Je l’ai saluée, me suis assise dans le véhicule et elle m’a tendu un anneau d’or ou en imitation or.
Je l’ai regardé et lui ai expliqué qu’il ne m’appartenait pas.
Je le lui ai donc rendu tandis que mon compagnon m’expliquait qu’elle l’avait ramassé par terre et le lui avait montré.
Jusque là, tout était normal.
Jusqu’au moment où la jeune femme en question m’a dit: « Gardez-là et donnez-moi quelque chose. C’est pour manger, ça vous portera chance. »
Je ne sais pas quel sentiment a primé en moi, à ce moment là.
Elle était élégante, pimpante, venait de ramasser un objet appartenant à quelqu’un d’autre, et voulait me le revendre à son profit.
J’ai décliné l’offre et nous sommes partis.
J’appelle cela un sidérant culot.

Martine Bernier

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