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Il y a deux semaines, j’ai reçu une lettre de la compagnie Swisscom.
Celle-ci informait ses chers clients, qu’elle allait couper Internet et le téléphone fixe dans toute la région pour la journée.
Pour améliorer la qualité des services, nous disait-on.
En revanche, rien ne nous disait que pour se faire pardonner de ce sérieux contretemps, Swisscom leur offrait un quelconque rabais sur leur facture mensuelle.

Ce mardi, donc, j’appréhendais la chose.
Et j’ai pu réaliser combien j’avais raison.
Vivre sans Internet et sans téléphone (hormis le portable, toujours en service) est extrêmement difficile, surtout si vous pratiquez certaines professions.
Comme la mienne, flûte.

Tout a commencé hier.
Ma rédaction m’a commandé un article à livrer ce matin.
Or, je ne pouvais rencontrer mon interlocuteur qu’hier soir.
Donc, qu’a-t-il fallu faire, sachant que je risquais de ne pas pouvoir envoyer le papier ce matin?
Bingo!
L’écrire hier soir.
Tard.
Il a ensuite fallu trouver une astuce pour ne pas complètement me retrouver sans recours si le moindre problème devait se présenter avec le texte une fois en rédaction.
Je l’ai donc envoyé à un proche dont le poste de travail ne serait pas concerné par la coupure afin de pouvoir lui demander de renvoyer le texte au cas où.

Arrive le matin.
Je travaille comme une malade avant la déconnexion.
A huit heures, couic.
Adieux, Internet, téléphone, veaux, vaches, cochons, couvées…
Pardon, je m’égare.
Je commence la journée pleine d’entrain.
Après tout, mince, je suis parfaitement capable de supporter une journée sans ces deux insignifiants outils!

Je décide de travailler sur la maquette de mon prochain journal.
Mais, en écrivant, je réalise que je vais avoir besoin d’une adresse.
Vite un petit clic sur Safari pour accéder à l’annuaire en ligne.
Un petit clic tout tristounet, sans réaction…
Et bien sûr, le bottin téléphonique ne fait plus partie de ma panoplie depuis longtemps.

Bon.
Je continue à travailler et constate que je dois adresser un courrier à la télévision pour obtenir un mail ou un numéro de contact avec une certaine personne pour une interview.
J’allume Entourage, par réflexe.
En vain, évidemment.
En continuant la rédaction de mes articles, je me retrouve bloquée.
J’ai besoin d’un renseignement sur une institution.
Mon geste en direction de Safari est interrompu en plein vol…
Inutile…
J’ai de plus en plus l’impression d’être isolée sur une île déserte.
A midi, j’ai le réflexe d’allumer Skype pour retrouver Celui qui m’accompagne, le temps de la pose déjeuner.
Impossible, évidemment.

Mon rédacteur en chef m’a dit, la veille, qu’il allait m’envoyer un mail avec tous les renseignements me permettant de préparer une série d’articles.
Le délai est court, il ne faudra pas tarder à prendre les contacts.
Seulement voila…
J’attends également un message extrêmement important de la part du secrétariat central de mon autre journal.
Là encore, impossible.
Quant à la maison d’édition qui m’a envoyé son catalogue pour me demander si je souhaite des ouvrages en service de presse, j’ignore si elle a bien reçu mon courrier et si elle agrée ma demande.

Toute la journée s’est profilée sur ce modèle.
Bloquée.
Pour le cas où je ne l’aurais pas bien compris, je fais partie de ceux pour lesquels vivre sans Internet représente un réel handicap.
Ce n’est qu’un jour, oui, un petit jour de rien du tout.
Mais un jour de travail perdu est précieux, lorsque le délai de remise de texte est serré.

Dans l’après-midi, la connexion est rétablie.
Je me rue sur mes mails, reprends mon retard.
J’ai survécu, soit.
Mais ce fut vraiment une journée de belle galère.

Alors, voyez-vous, Swisscom…
Si je comprends que des travaux soient parfois nécessaires, je trouve quand même qu’un geste d’excuse serait bienvenu.
Le « nous nous excusons de ce contretemps » est un peu léger.

Martine Bernier

JP dit :

pour palier à ce genre d’inconvénient, je me suis procuré une clé USB-modem et la carte SIM adhoc. Cela me permet de surfer en EDGE ou en 3G où que je sois et sans autre connexion. j’ai même choisi le régime de la carte prépayée et je suis fort satisfait de cette solution ;-)

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